Le vélo autrement

Automne 2017

Marathon MTB Bicaz - sous le signe de l'automne (3 septembre)

 Le beau temps devait se terminer le samedi 2 septembre selon les météorologues et la météo a respecté scrupuleusement  cette annonce. Le dimanche matin, le ciel s'est couvert et quand je suis arrivé au départ, les gouttes ont commencé à tomber alors que je n'avais même pas fini de me préparer. Très vite, la pluie s'est transformée en averse puis en déluge, si bien que j'ai préféré attendre l'heure de départ dans la voiture. J'étais déjà complètement transpercé et pas vraiment très emballé (vous savez comme j'aime la pluie !). Comme je sais qu'une fois sur le vélo, dans la course, je ne penserai plus à ça, je me suis donc efforcé de me mettre à la queue, comme les 125 autres concurrents courageux qui avaient osé affronter, non seulement ce mauvais temps, mais  aussi la mauvaise image de cette course-épouvantail dont les organisateurs ont compris -un peu tard- qu'une distance plus raisonnable serait bénéfique. Des 27 km restants, il ne reste plus que les 3 km du départ (de 870 m à 1075 m) puis les 10 km de la remontée depuis le lac Izvoru Alb (altitude 485 m) jusqu'au sommet du km 25, à 1019 m. Ce serait donc la partie difficile, le "plat de résistance" de la course, les 2 derniers km étant la descente jusqu'à l'arrivée, située au même endroit que le départ.

Comme d'habitude, le départ provoque un petit bouchon qui m'oblige à faire un peu de "push-bike", comme presque tout le monde. Mais à la sortie du petit bois, sur la route asphaltée -mais en mauvais état- je peux m'attaquer tranquillement à cette première difficulté. Il n'y aura d'ailleurs plus aucun ralentissement, plus aucune gêne de la part des autres concurrents et ce, jusque l'arrivée. Le premier km est accompli en 9 minutes, le second en 5'40 et le troisième en 7'40. Sommet atteint en moins de 23 minutes. Les calculs commencent déjà à m'assaillir. La question qui me préoccupe est de savoir si je peux accomplir la distance totale en moins de 3h, ce qui est la limite pour obtenir la médaille d'argent. Il faudra voir si je peux atteindre la mi-parcours en moins d'1h30.

La descente (qui est devenue assez glissante et dangereuse par endroit) donne : km 4 en 25'37th01 bicaz

km 5 en 28'49  Ici, je vais d'ailleurs devoir mettre pied à terre pour une descente abrupte et glissante : je ne veux pas renouveler la bêtise de la semaine dernière et je préfère descendre en marchant. Par bonheur, la route est tout de même parsemée de pierailles qui m'aident à ne pas trop déraper. Ainsi, j'arrive en bas sans bobo... et seulement 3 minutes de perdues.

km 6 en 34'01    

km 7 en 37'17    

km 8 en 40'33   

km 9 en 43'05    

km 10 en 48'45  

km 11 en 57'33    

km 12 en 1h01'45   

km 13 en 1h05'57  

th04 bicazkm 14 en 1h10'21 .... On vient de dépasser la mi-course et on attaque la remontée... Tout porte à croire que je peux finir en moins de 3h. Je m'efforce donc de me concentrer sur cette côte : pas de push-bike et une vitesse constante, sans à-coups,  jusqu'au ravitaillement du km 20,1 (1h52'17) où je m'arrête 3 minutes pour me sustenter. Je me sens parfaitement décontracté car, de plus, le soleil se montre timidement.

Je repars au même rythme :  km 21 en 2h02'37

km 22 en 2h10'01

km 23 en 2h16'25

km 24 en 2h23'33

km 25 en 2h32'33 ... Ouf ! il n'y a plus qu'à se laisser aller jusque l'arrivée ?  Pas tout à fait ! La descente dans le bois est très technique et je devrai mettre encore pied à terre quelques fois... sans compter la petite chute (sans gravité) dans les fourrés. Mais c'était à 300m de l'arrivée, franchie en 2h39'15. Mission largement accomplie. Je peux me féliciter d'être venu à Bicaz. Les organisateurs ont de nouveau fait une fixation sur mon âge et m'ont accordé le prix du "plus vieux concurrent". Je commence à m'y habituer (photo ici avec le plus jeune concurrent de 6 ans) ! th03 bicaz

Malgré la pluie violente du départ, la caméra a bien résisté et me laisse le film complet de la course. J'ai éliminé mes 3 arrêts pour ravitaillement. Il reste 2h33 de course. Si le cœur vous en dit :  

https://youtu.be/xhvMs_cQLdE

 

Dunarii Calarasene - A l'assaut de l'ile (21 octobre)

 C'est ainsi que les organisateurs ont dénommé cette course et ce n'est pas une exagération : des centaines de coureurs ont assailli la petite ile se trouvant juste en face du grand parc de Calarasi. Pour y arriver, il a fallu emprunter un vieux bac qui a fait la navette entre les 2 rives, et ce, dès 9h, le matin de la course. th01 calara

Étant donné le nombre de participants, cette opération a duré beaucoup plus que prévu, ce qui fait que l'intendance de la course fut un peu débordée et que l'heure de départ un peu retardée (presque une demi-heure). Heureusement, le bon temps était de notre côté. Un temps exceptionnel d'ailleurs pour cette période de l'année. Le soleil ne nous quitta pas de toute le journée et la température ne descendit pas en dessous de 25° ! 

th06 calaraLe tracé du parcours est extrêmement simple : on part dans un sens, vers l'extrémité de l'ile en suivant un chemin de campagne, fort proche de la rive et après 25 km, on quitte lentement ce chemin vers la gauche, pour revenir le long de la rive  du Danube, 25 autres km... En tout, 50,3 km, une distance assez longue pour un marathon MTB, mais étant donné pratiquement, l'inexistence de la moindre difficulté, cela ne devrait pas nous gêner beaucoup.

Le bon temps des 2 dernières semaines a fait en sorte que le terrain est presque sec de bout en bout si on excepte une petite zone de boue entre les km 22 et 23. A noter également un grand fossé à escalader au km 30, mais c'est tout. Le reste du parcours était impeccable. J'aperçois mon ami Serghei avec des amis à l'arrière du peloton... Nous nous verrons à l'arrivée.th08 calara

Le départ a donc été donné en retard d'une demi-heure et l'impatience a donné lieu à un démarrage très rapide... tout le monde voulait "rattraper le temps perdu". On va très vite emprunter ce chemin de campagne longeant la forêt pendant plus de 20 km. C'est un chemin très sec et presque plat, ayant 2 traces bien marquées permettant des dépassements très aisés. C'est ce qui va se passer pendant la première demi-heure de course : un va-et-vient incessant entre les coureurs : je te rattrape et te dépasse... tu me rattrapes et me dépasses  ! Ensuite les positions s'établissent peu à peu et les dépassements deviennent de plus en plus rare. Tout cela, à une vitesse jamais atteinte, pour moi : 22km après une heure de course.

th09 calaraJuste avant, on venait de virer vers la gauche pour se diriger vers la rive du Danube. Le paysage avait changé et la route n'était plus aussi facile. On voyait que cette zone était plus humide et d'ailleurs, un blocage survint (le premier et le seul) au km 22,5 à cause d'une fange de boue couvrant les 2 côtés du chemin. Tous obligés de mettre pied à terre.

Un peu plus loin, se trouvait le premier ravitaillement que je m'empressai de dépasser : j'ai mon bidon d'eau et je n'ai pas besoin de supplément. Nous voici à présent le long de cette fameuse digue, avec une vue superbe sur le Danube qui ne s'étonne même pas de voir tous ces petits bonshommes gigotant sur leurs machines colorées. Le chemin n'est plus en terre mais herbeux et donc, moins rapide.

Entre les km 26 et 27, j'ai bien failli me planter somptueusement à cause d'un cheval attaché à un arbre avec unth10 calara câble (!!!)  et qui s'était déplacé en travers de notre route. Je me suis arrêté juste à temps pour passer au-dessus du câble... Ouf ! Ça, c'est la Roumanie aussi. Nous rencontrerons d'ailleurs encore d'autres chevaux sur la route, mais cette fois, sans câble, ceci, à peine 2 km plus loin. L'émotion des chevaux passée, voici maintenant une véritable difficulté : un grand fossé à franchir au km 30. La descente est parfaite, mais pour remonter de l'autre côté, une seule solution : porter son vélo et essayer de grimper sans glisser. Mission réussie en 1minute 30, environ. Après cet effort, il a fallu être vigilant pour traverser une forêt de grands arbres où le parcours ressemblait vaguement à un single trail mais un peu plus large. A part un tout petit accrochage sans gravité au bout de ce parcours de presque 2 km, c'est un autre problème qui est survenu. Jusque là, le parcours m'avait semblé bien flèché et facile à suivre mais entre le 35ème et le 36ème km, je me suis tout à coup rendu compte que je n'avais plus aucun repère visible ... demi-tour, puis descente à gauche, alors que 2 concurrents me rattrapent et me suivent... avant qu'un habitant de la zone nous interpelle et nous indique le bon chemin. Bon, th13 calaraencore 2 minutes de perdues et c'est pourquoi j'évite encore de m'arrêter au second ravitaillement du km 39. Il ne reste plus que 11 km et je fais tout mon possible pour rester avec un concurrent qui m'avait demandé si nous étions bien au km 40. Je lui répondis "à peu près" puisque j'avais déjà constaté que les repères de l'organisateur étaient erronés : il n'y aurait pas 52 km, comme annoncé, mais 50,3... donc les ravitos des km 24 et 40 étaient en fait, 23 et moins de 39. Je ne le dis pas à mon compagnon. De toutes manières, je commis une grossière erreur au km 45,5. On était entré dans une nouvelle zone de "single trail" assez large et j'aurais eu assez facile de contourner un peu mieux cet arbre sur ma droite, mais voilà, pour gagner du temps, je pris une direction trop rectiligne et accrochai l'arbre assez violemment, mais sans trop de gravité, selon moi. Encore 2 minutes de perdues, surtout à cause de mon casque dont une lanière était arrachée et je n'arrivai plus à le fixer correctement sur ma tête. Cela se voit assez bien sur la photo d'arrivée. Je mis tout de même quelques minutes à retrouver mes esprits et à rentrer de nouveau dans la course. Plusieurs concurrents en avaient profité pour me dépasser et je commençai à remonter le courant, tout doucement. Le tout dernier ne se laissa pas dépasser et accéléra à 300m de l'arrivée. D'habitude, j'aime cette situation et j'ai du plaisir à sprinter mais ici, je n'avais plus de jambes et laissai le gars me battre de.. 3 secondes.

Les 10 moments importants de la course se trouvent sur la vidéo comme suit :  th12 calara

1) le passage boueux (km 22,5) se trouve à 1h01'40" 

2) passage du premier ravito (km 23) à 1h02'40"    

3) l'épisode du cheval attaché (km 26,5) à 1h13'18"

4) plusieurs chevaux en liberté (km 28) à 1h17'10" 

5) traversée du grand fossé (km 30) à 1h24'10" 

6) single trail entre les arbres (km 31-33) entre 1h28 et 1h34 

7) erreur de parcours (km 35,5) entre 1h47'30" et 1h49'20"  

8) passage du second ravito (km 39) à 2h00 

9) la belle chute (km 45,5) à 2h18'28"

10) effort pour revenir sur un concurrent et arrivée (km 50)  entre 2h34 et 2h36. 

De cette manière, je termine la course en 103ème position sur les 171 concurrents qui franchirent la ligne. Je suis 11ème de la catégorie "+50" et Serghei 12ème, à quelques minutes.

  Vous pouvez suivre l'entièreté ou des fragments de la course sur cette vidéo : 

https://youtu.be/EsJdwjaCMu4>

 

Maratonul Dunarii - Retour de la boue (28 octobre)

 Pour cette 8ème épreuve du calendrier Riders Club, j'espérais pouvoir obtenir un autre point de comparaison entre les courses de cette année et celles de l'année dernière. Ce qui n'est plus arrivé depuis le 19 aout, au marathon de Bucovine. Eh bien ce ne sera pas le cas, car les conditions de course et le parcours ont changé complètement. th02 prundu

Les pluies torrentielles de lundi et mardi précédant l'épreuve ont forcé les organisateurs à revoir le tracé et à l'écourter de 6 km, dans un premier temps, puis de 4 km supplémentaires après la tempête de la nuit du vendredi et la persistance de la pluie le matin de la course. Un temps exécrable donc, et un parcours très différent où je ne pouvais guère espérer de miracle.

Je reconnais d'ailleurs que j'ai failli renoncer. Entre 10 et 10h55, je suis resté calfeutré dans la voiture à me th05 prundudemander ce que je faisais là et surtout, pourquoi tous ces coureurs continuaient à se préparer, à s'affairer autour de leur vélo, semblant ne pas remarquer la pluie qui tombait. Par peur de la honte qui allait me ronger après le départ, abandonner si près du but me semblait une idée qui ne m'appartenait pas, qui n'était pas de moi... Bon gré, mal gré, je me mis derrière le flot des coureurs courageux qui attendaient patiemment le départ. th03 prundu

Je n'avais pas eu le courage d'installer la caméra sur le vélo et il n'y aura donc pas de film de cette course. Et je pris le départ... avec les 187 autres compétiteurs adultes et les 57 enfants. Il faut toutefois préciser que plus de 400 coureurs étaient inscrits à cette course, ce qui signifie que près de 200 sont restés chez eux.

Bien, nous voilà partis, très rapidement comme d'habitude, sur la route asphaltée et plate de Prundu vers Puieni. Cette partie facile va me permettre de me réchauffer et de, finalement, rentrer sérieusement dans la course. C'est ainsi que les 6 premiers km sont couverts en 14'30", à une moyenne de presque 25 km/h. La grimpée de Puieni va couper cet élan et faire tomber drastiquement la moyenne : 7 km en 43'40", à moins de 10 km/h. Les 2 côtes principales dépassées, il faut maintenant se battre contre la boue qui ne favorise pas fort la vitesse : 6 km en 29'24", soit une moyenne un peu supérieure à 12 km/h. Retour sur l'asphalte, on peut rouler mais... contre le vent : 7 km en 22'04", à  une moyenne de plus de 18 km/h. Les derniers 6,5 km sont de nouveau avec de la boue, de l'herbe humide, sur un serpentin à flanc de coteau et jusque la grimpée finale vers le complexe : 48'24", moyenne de 7,8 km/h... Ce qui donne un total de 2h42'23" pour les 32,5 km soit 12 km/h. th01 prundu

Étant donné les circonstances, je peux être assez satisfait de ma course. Il n'y a pas de comparaison à faire mais je rappelle tout de même que j'avais fait exactement le même temps l'année dernière (2h42'04"), mais avec 10 km en plus. Peut-être aurai-je l'occasion de comparer la dernière course de cette année à Moara Vlasiei le 11 novembre, avec celle de l'année dernière où j'avais eu aussi un problème avec la boue... Voyez le compte-rendu dans le menu "Automne 2016". th04 prundu

Comme je l'ai dit, il n'y a pas de vidéo de cette course mais il y a tout de même quelques photos, grâce aux courageux photographes car il faut bien avouer que c'était sans doute plus dur pour eux que pour nous, à rester là immobiles, dans le froid et la pluie !

 

 

 

Moara Vlasiei - Haiduci si Domnite - Encore la pluie ! (11 novembre)

 La pluie a de nouveau frappé : d'où, modification complète du parcours avec un tour à accomplir 2 fois, dont une partie sur le tracé de l'année dernière.

Pour cette dernière course de la saison, je n'ai pas eu l'occasion de me préparer beaucoup puisque une nouvelle attaque de "zona" m'a obligé à me reposer complètement pendant 10 jours, ayant effectué une seule sortie avant la compétition. Je suis toutefois décontracté et rassuré : la maladie n'a laissé aucune trace. Je sais toutefois à quoi nous devons nous attendre : de la boue, beaucoup de boue, malgré les efforts de l'organisateur à trouver de nouveaux passages plus roulants. Nous devrons donc effectuer 2 tours : un grand de 14 km environ et un petit de 11 km, reprenant une partie de l'autre. th07 moara17

Si je devais ne retenir qu'une seule chose de cette course, ce serait sans aucun doute les 2 dernières minutes, voire les 2 dernières secondes ! Je commencerai donc par la fin de l'histoire : le sprint d'arrivée contre Ioan Bogdanel, un illustre inconnu que je ne connaissais pas du tout mais qui m'a légèrement provoqué dans les 2 dernières minutes. Je l'avais rattrapé et dépassé régulièrement un peu avant la sortie du bois, à quelques centaines de mètres de la ligne. Je pensais qu'il allait capituler et me laisser filer devant lui sans se défendre mais le diable avait encore des ressources et me dépassa à son tour, me distançant d'une dizaine de mètres... Allais-je me laisser faire? Mais non, moi aussi j'ai encore des réserves d'énergie et je vais lui montrer... Un sprint mémorable et que je gagnerai pour quelques centimètres seulement. La vidéo de ces dernières secondes vaut donc la peine d'être regardée. En fait, ce Ioan (le même nom que ma femme) n'était pas du tout dans ma catégorie, ayant entre 30 et 39 ans, mais de plus, était d'un niveau supérieur (niveau 3) ... raison de plus pour me féliciter. Mon dernier effort de la saison restera sûrement dans ma mémoire de VTTiste !

Ci-dessous, le film du sprint en 4 images : th01 moara

 

 

th02 moara

 

 

 

 

th03 moara

 

 

 

 

th05 moara

 

 

 

 

 Revenons-en à la course proprement dite. N'étant pas très excité par cette course, je pris le départ très loin derrière le gros du peloton. Ce qui amena forcément le premier blocage à seulement 300m du départ les coureurs ayant dû virer à gauche dans un chemin étroit et grimpant mais heureusement très court. Le peloton peut alors s'étirer dans la campagne jusqu'aux alentours du 3ème km. Là se produit un nouveau regroupement car dans la forêt abordée, nous devrons utiliser un "single trail" où il est quasiment impossible de dépasser, sans prendre de risques. Je reste donc sagement derrière les autres concurrents jusqu'au 5ème, franchi en plus de 27 minutes. Nous pouvons alors rouler normalement, à condition de bien négocier les zones inondées du chemin forestier. Je fais ce que je peux jusqu'au 9ème km (46'). th06 moara

Là, nous sommes déjà le long de l'autoroute, un chemin que je connais de mauvaise mémoire puisque je m'y suis embourbé méchamment l'année dernière. Cette fois, j'ai changé de tactique : je sais qu'il faut aborder les grandes flaques d'eau avec détermination, sans hésitation et en ayant soin de bien changer de rapport pour faciliter le pédalage dans l'eau. Cette technique me permet de dépasser cette zone assez facilement, ce qui m'amène au 10ème km en 53 minutes. Le chemin de retour longeant l'autoroute est assez roulant. Je repasse en-dessous de l'autoroute en 1h juste, puis 13ème km en 1h04, remontée le long du lac puis single trail dans le bois près de l'arrivée : 14ème km en 1h09'25 puis ligne droite de l'arrivée à franchir une première fois (1h12'50)...

Et on repart en suivant cette fois le tracé habituel, de l'année dernière, mais  très brièvement car on retrouve aussitôt le même parcours, où je commence à me sentir beaucoup mieux et à "rentrer" vraiment dans la course : à partir du km 16, plus aucun coureur ne réussira à me dépasser; par contre j'en devancerai 30 en 40 minutes! Deux s'y essayeront mais ne réussiront pas...  km 18 atteint en 1h29'. Chemin le long de l'autoroute, passage en-dessous et retour dans l'autre sens... km 19 - 20 - 21 - 22 ... repassage en-dessous en 1h49'20". Remontée vers le petit bois et dernier single trail avec le final raconté plus haut... Ligne d'arrivée (25,1km) en 2h02'09.  Pas très folichon cette course, comme vous pouvez le deviner. J'ai quand même filmé tout le tracé et vous pouvez donc en visionner l'entièreté, ou, si vous préférez, regardez donc les 2 dernières minutes.

Encore un mot sur la course. Vers le 8ème km j'ai rattrapé et dépassé mon ami Serghei (qui avait eu un petit accident de scooter il y a 2 semaines) mais qui s'est bien défendu en 2h11'18". L'année dernière, c'était lui qui m'avait devancé de plus de 18  minutes !   

Prochainement : le bilan de l'année et les projets 2018     

vidéo de la course :

https://youtu.be/cVABA3mGMzU

 lire la suite : 2018