Le vélo autrement

Premières courses 2018

Ziua B - Cernica - 5 mai

Un mauvais jour pour moi ! J'en ai d'ailleurs gardé un méchant souvenir : un coup dans les côtes qui me rappelle cette course à chaque respiration et qui va m'empêcher de recommencer avant un bon moment. Probablement, pas de participation au marathon du vin du 12 mai et peut-être non plus au marathon de Cozia le 19 !

Mais voyons les choses par le début. Grosse foule et grosse chaleur au départ de mon deuxième "Ziua B". Un départ moins rapide qu'en aout dernier, à cause du fort vent de face sur la grand route du monastère. Mais une fois entrés dans la forêt, les problèmes -attendus ou inattendus- furent d'une toute autre espèce. L'état du terrain, très sec, fort poussiéreux, et très inégal, provoquèrent les premières chutes dont l'une, suite à l'accrochage de deux coureurs, fut très spectaculaire. Il s'en est fallu d'un cheveu que je ne percute les infortunés et me retrouve au sol moi aussi avec les conséquences néfastes que l'on devine, après seulement 10 minutes de course ! thcernica1

Ce furent ensuite les immanquables bouchons, blocages forçant les coureurs à mettre pied à terre. Le premier survint vers la 15ème minute, le second, vers la 19ème, le 3ème à la 23ème et le 4ème à la 30ème. A ce moment, j'ai couvert 7,6 km du parcours, soit plus d'1 km en moins qu'au mois d'aout. J'ai déjà compris qu'il me serait difficile d'égaler -ou améliorer- le temps du 6 aout 2017, malgré le passage rapide et bien réussi du grand fossé où il y avait eu un blocage énorme l'année dernière. Malheureusement je ne pourrai pas profiter beaucoup de cet avantage : quelques minutes plus tard, vers le 11ème km, ce sera ma première chute, la plus lourde, au cours d'un dépassement un peu hasardeux. Dans la chute, le guidon du vélo m'est rentré dans les côtes. J'ai bien senti la douleur sur le moment mais j'ai rassuré tout le monde : "tout va bien".  Je me suis relevé seul et suis reparti malgré le mal, très fort à ce moment là, mais que je vais oublier peu à peu pour passer la première heure de course aux 15,6 km (contre 16,9 en 2017). Tout aurait pu très bien se passer, à partir de là, mais voilà : ce n'était pas mon jour et, peu après l'heure de course, je ressens un comportement anormal du vélo. J'inspecte les pneus et... Horreur : le pneu arrière est à plat !!!  thcernica3

C'est ma 25ème participation à une course en deux années et jamais je ne m'étais confronté à cette situation. Bien sûr, je m'étais entrainé plusieurs fois à la maison -ce qui est toujours plus facile- mais en espérant que cela n'arriverait pas ! C'était donc le jour et l'heure choisis par Dieu pour me punir. Il n'y avait plus qu'à...réparer. Je m'installai donc inconfortablement avec mon petit matériel dans les herbes et les feuilles, entre le lac à ma gauche et l'étroit sentier où les autres concurrents se firent un plaisir de me saluer. Certains me demandèrent tout de même si j'avais besoin d'aide. "Pas besoin, je vais me débrouiller tout seul". Ce que je fis en 12 minutes exactement. Je ne réussis pas à regonfler le pneu correctement à cause de ma pompe défectueuse mais je suis pas très loin du premier ravitaillement où je pourrai régler ce problème. A ce moment mon ami Serghei -qui avait fait une chute, lui aussi- me rattrape et nous faisons ensemble le reste du chemin jusqu'au km 18, poste d'alimentation, après 1h25 de course. thcernica4

Je pensais que le gonflage de mon pneu serait une formalité mais, comme vous savez déjà, ce n'était pas mon jour et il se fait que la pompe disponible n'avait pas d'embout pour les valves "Presta". Il a fallu improviser et s'y mettre à 3 pour réussir à gonfler ce fichu pneu en.... 5 minutes ! Je repars assez découragé sachant qu'il me serait difficile de faire un résultat honorable, avec autant de perte de temps ! Et ce n'était pas tout !

10 minutes plus tard, sans doute très déconcentré, je me paie une seconde chute, heureusement pas très grave cette fois. Je peux repartir en moins de 30 secondes. Suis une période plus calme et je passe au km 25,6 en 2 heures. A ce moment, je suis derrière un concurrent assez potelé mais toutefois très alerte dans ce single trail zigzaguant entre les arbres. Survint une série de buttes dont la dernière un peu plus élevée que les autres :  le bonhomme entame l'escalade, moi juste derrière lui, mais il n'arrive pas en haut et retombe...sur moi ! Le signaleur compatissant nous aide à sortir de cette situation scabreuse. thcernica2

Voilà enfin une portion de route plus calme, le long de l'autoroute, le long du lac puis dans le village de Cernica qu'on vient de rejoindre au km 29,5. Il n'y aurait plus aucun incident à signaler si ce n'était .... l'erreur de parcours au km 35, à cause d'un signaleur inattentif -et probablement un peu imbibé d'alcool- qui m'a obligé à chercher ma route pendant presque 5 minutes ! Après quoi, il y aura encore 2 buttes à monter à pieds avant d'entrer enfin dans le parc et franchir la ligne en 2h45 (au lieu des 2h18 de 2017) puis passer ensuite à l'infirmerie pour soigner mes petits bobos. Comme on dit : C'était un jour "sans". 

Maratonul Vinului  - Urlati - 12 mai

Durant cette mauvaise semaine, partagé entre des moments douloureux et d'autres plus calmes, je me suis demandé chaque jour ce que j'allais faire samedi prochain. thurlati05

Vendredi matin, je me sentais bien et je décidai de participer, quoi qu'il arrive. Le vendredi soir, c'était tout le contraire mais je restai sur mes positions : tant pis et advienne que pourra ! Le samedi matin, je déclarai à ma femme que je ne prendrais sans doute pas le départ de la course ou alors, que je ferais juste un petit tour (pour voir !) et ensuite que je rentrerais à la maison. A suivi toute une série de péripéties malencontreuses.  A commencer par une file énorme au retrait des dossards m'obligeant à patienter presque une demi-heure pour retirer le précieux sac; ensuite dans l'énervement de ma préparation et de l'échange de diverses choses avec ma femme, j'oublie de fixer le dossard sur le vélo. Je pars pour faire un petit tour d'échauffement mais je me rends compte tout à coup que je n'ai pas de dossard... Demi-tour pour chercher ma femme qui a les clés de la voiture, ce qui n'est pas facile étant donné l'affluence dans la ville à ce moment-là : il y a déjà une course qui se déroule et des rues barrées.... Je retrouve enfin ma moitié et je repars vers la voiture pour fixer ce fichu dossard... J'y arrive tant bien que mal car un trou de fixation s'est déchiré, vu la mauvaise qualité du papier. C'est donc très énervé que j'arrive au départ, après avoir encore dû renoncer à fixer la caméra sur le vélo pour cause de... batterie morte ! (Bien entendu, il n'y aura pas de film vidéo). Je fais contre mauvaise fortune bon coeur et je me place, résigné,  tout au bout de la queue des coureurs (environ 450)... De toutes façons, je n'en ai pas pour longtemps, n'est-ce pas? Je reviens de suite.....thurlati02

C'est sans doute ce que j'aurais dû faire dès le premier blocage, au début de la côte étroite, après moins de 2 km de course et un peu plus de 7 minutes. Je sais pourtant que la côte est longue, environ 7 km mais, bizarrement, je n'en ai pas du tout envie, au contraire. je me sens parfaitement bien et n'ai pas du tout envie de m'arrêter ! 

Les 3 premiers km sont bouclés en 18 minutes, le 4ème après 25 minutes et le 5ème après 27'30", grâce à une petite descente puis le 6ème en 33 minutes. 

Reste le dernier km jusqu'au Belvédère. C'est ici que le parcours avait été changé l'année dernière avec l'ajout d'une boucle de 800m, les plus difficiles. Sommet atteint en 42'30".... thurlati03

Grosse descente jusqu'aux 8,5 km en 47'25", petite remontée et la descente continue jusqu'aux 10,8 km : 56'30". Je passe aux 11,1 km la première heure de course et le ravitaillement du km 14 en 1h09'25", avant d'attaquer la dernière difficulté du parcours  : une côte de 2 km (km 16) dont je passe le sommet en 1h23'.

Il ne reste plus que la descente finale, de 2 km, pour franchir la ligne d'arrivée une première fois en 1h29', contourner le rond point de manière magistrale (voir photo) et repartir pour le second tour, identique, mais beaucoup plus pénible, vous vous en doutez.

Alors, quoi ? Je m'arrête ? Bien sûr que non. Ce serait vraiment stupide. Je me sens très bien et je sais que j'ai déjà gagné quelque chose : l'année dernière sur le même parcours, j'avais réalisé 1h36' et n'avais fait qu'un seul tour ! Pas question de baisser les bras ! Et c'est reparti.

La côte de 7 km jusqu'au Belvédère (25,6 km) : 2h17'. Les deux grandes descentes (29,6 km) en 2h32'; dernier ravitaillement (32,5 km) en 2h43'; dernière côte (35 km) en 3h06' et dernière descente dans la ville (37,3 km) en 3h10'39". Le second tour m'a donc couté 12 minutes de plus que le premier...

thurlati01Au rayon des chiffres, disons que j'occupe ainsi la 325ème place du classement, sur 444 concurrents ayant pris le départ. Plusieurs coureurs ont abandonné après le premier tour. C'est ce qu'a fait Jean Matei, un concurrent que je connais quelque peu puisqu'il participe aussi au "Riders Club". Je me rapporte à lui comme je sais qu'il est sexagénaire et de plus, fait partie d'un niveau supérieur. Il avait terminé en 2h32 à Cernica. Ici, il termine le premier tour en 1h37'50" puis abandonne.

Deux jours après cette course, comme j'ai toujours des douleurs dans la poitrine, j'ai décidé de ne pas participer à la 3ème épreuve de cette année : Cozia MTB.   

 

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