Le vélo autrement

Automne 2019

Haiduci si Domnite - Chitorani - 12 octobre - 29 km

Nouvelle course, nerveuse à souhait

  La peste porcine n'a pas que des mauvais côtés. A cause d'elle, le Riders Club a dû se délocaliser vers un endroit plus sain : la Casa Timis, située au centre d'un domaine viticole immense, pas très loin d'Urlati, célèbre pour son "maraton du vin".

  Le "maitre de cérémonie", Razvan Juganaru, fidèle à son image de marque n'a pas hésité à nous concocter un superbe parcours dans les coteaux, un parcours nerveux à souhait avec ses 600m de dénivelé positif. Une succession de montées et de descentes, rarement très abruptes, mais toutefois épuisantes pour l'organisme.  La Casa Timis avait aménagé 2 grands parkings à même le coteau pour accueillir les plus de 1000 concurrents inscrits pour cette compétition, ainsi qu'une route en grosses pierailles d'environ 1km menant au sommet du premier coteau. Je le dis d'emblée à mes amis Mircea et Serghei : cette route va provoquer des blocages inévitables et c'est ce qui arriva. Après seulement 2 minutes de course, les coureurs situés devant nous mirent pied à terre et nous fûmes obligés de les imiter. th02 chitorani

 Premier "push bike" de 1'30'', pas trop grave donc, car après ce premier arrêt, on a pu continuer à grimper sans encombre. Je dis "on" mais bien sûr, Mircea, plus rapide à pieds, est déjà devant moi, ce qui n'est pas le cas de Serghei qui va rester derrière moi toute la course. 

 Premier sommet (1km) atteint en 10'... Première descente d'un chemin pierreux (et dangereux) avant de trouver un bout d'asphalte après presque un quart d'heure de course et 3 km acccomplis. Attaquons le second coteau qui doit nous emmener aux environs du 5ème km. Cette pente est plus dure que la précédente mais je refuse de mettre pied à terre et je continue de dépasser les "marcheurs". Après une courte descente, la montée reprend. Je souffle (et je souffre) mais je tiens bon et je passe le 5è en moins d'une demi-heure (28'50''). Pour arriver au pied du 3ème coteau, on va continuer une série de montées/descentes pendant 2,5 km, toujours sur les mêmes chemins caillouteux. Le sommet (8,5 km) n'est donc pas très loin. Dans la côte, j'en profite encore pour dépasser les "trainards". C'est le plus haut sommet de la course (305m). 8,5 km en 44'... moyenne de 11,6 km/h... pas très bon. Je souffle mais je monte à mon rythme. A partir d'ici, la tendance est plutôt à la descente jusqu'au dernier coteau, situé très loin, au km 25,4. On va passer le km10 en 48'40'' (moyenne 12,33) puis le km 15 en 1h07'30'' (moyenne 13,33), juste après avoir été obligé de pousser mon vélo pendant 2 minutes. Le km 20 est passé en 1h26'30'' (moyenne 13,87) peu avant de passer la butte, 500m plus loin, devant laquelle j'ai hésité un peu trop. Je pense que j'aurais pu la grimper.  th03 chitorani

 Peu après le km 22, dans la forêt, je devrai encore faire 1'25'' de push-bike mais le plus mauvais moment de la course, pour moi, sera ma chute du km 24,7 , accrochant une racine peu visible, puis une petite erreur de parcours juste après (peut-être le choc de la chute?).

  Le km 25 en 1h51' (moyenne 13,51) après quoi, il ne se passera plus rien de fâcheux pour moi. Le dernier coteau nous remonte à 250m au km 27 et me fait passer ma 2ème heure de course (km 26,2). Il reste une courte descente, encore nerveuse, au flanc du coteau, nous permettant d'apercevoir le parking d'arrivée avec la foule des spectateurs et coureurs.

  Je franchis la ligne en 2h13'59'', tout juste pour obtenir la médaille d'argent, pour moi, une excellente performance. Je me classe 279ème sur 547 et en catégorie (+50), 5ème/20.

Vidéo de la course :

 

    https://youtu.be/KFncNUTtnEw 

Calarasi – L’assaut de l’ile – 40,6 km 20 octobre : Dernier podium de l’année 2019.

Je pourrai dire que j’aurai terminé en beauté l’année 2019. La forme ne me lâche plus depuis 2 mois et il ne me reste plus qu’une seule course, à Prundu, où plus rien ne pourra changer. Pas question de monter sur le podium, là-bas, puisque la catégorie +50 compte chaque fois une vingtaine d’inscrits contre qui je ne peux pas faire grand-chose. Néanmoins, j’ai là-bas, une revanche à prendre. l’année dernière, avec mes 2 crevaisons, j’ai perdu plus de 20 minutes et de ce fait, raté la médaille d’argent. Cette fois, mes pneus « tubeless » qui ont bien joué leur rôle jusqu’à présent, vont, j’espère, me permettre de me racheter.

Avant même le départ de la course de l’ile, nous savions, Serghei et moi, que nous devrions logiquement monter sur le podium puisque le 3ème larron de l ’année dernière, Flavio, brillait par son absence. Restait à fixer les positions. th02 cala19

Serghei ne semble pas très en forme depuis quelques temps. Il dit lui-même qu’il ne s’entraine pas et n’a rien changé en ce sens depuis qu’il a été pensionné au 1 septembre. C’est pourquoi je n’ai pas eu beaucoup de mal à le distancer copieusement sur ce circuit relativement facile de Calarasi.

Le circuit est inchangé depuis l’année dernière, donc 2 tours à faire, d’un peu plus de 20 km. Les difficultés du circuit sont principalement, le sable qui envahit l’ile de plus en plus lors des inondations et les passages entre les arbres, surtout dans les 500 derniers mètres. Un circuit idéal pour les « rouleurs », ce qui n’est pas tellement ma tasse de thé.

Je peux toutefois comparer mes 2 résultats, de 2018 et 2019, même si ce ne sont jamais 2 fois les mêmes conditions.

Dès les premiers km, je n’ai même pas besoin de vérifier mon chrono, je sens nettement une différence d’allure. Je roule plus vite qu’avant (que l’année dernière) et je n’avais en mémoire qu’un seul repère : le ravitaillement du km 10 passé en 27’30’’, l’année dernière en plus de 30’. th04 cala19

Après vérification, je constate qu’au 5ème km, j’avais déjà 1 minute « d’avance », donc un peu plus du double au 10ème, puis ensuite, mon avance croit ainsi : au 15ème, 2’50’’, au 20ème, 4’40’’, au 25ème, 5’40’’, au 30ème, 8’45’’, au 35ème, 9’35’’ et au 40ème, juste avant l’arrivée, 13’25’’… J’ai regagné beaucoup dans la dernière partie, les 500 derniers mètres les plus difficiles. Ma place ? 64ème sur 99. Mon temps final? 2h06.  

Je n ‘ai donc que des louanges à mon égard… rien de mal à dire :) Ce fut une course parfaite, idéale, et ma 1ère place sur le podium n’est pas usurpée. Serghei n’a pas compté du tout cette fois : presque 37 minutes derrière moi. Je peux également ajouter que mon ami Mircea, que j’avais rattrapé au 30ème km et que j’ai accompagné jusque la fin, a juste accéléré un peu pour terminer devant moi…. c’est un peu gênant pour lui , à 36 ans, d’arriver derrière un "vieillard" !

Vidéo de la course:

    https://youtu.be/9C3xhK3ZdP0 

 

PrunduMaratonul Dunarii – 42 km 2 novembre : Ici, le dernier podium de l’année.

Je me suis un peu trop avancé après Calarasi en disant que ce serait mon dernier podium de 2019. Contre toute attente, je suis encore monté sur la 3ème marche du podium à Prundu, malgré une forte participation dans ma catégorie : 20 inscrits et 16 présents sur la ligne de départ. Mais bien sûr, ma seule préoccupation au moment du départ, c’était si j’allais oui ou non prendre ma revanche sur le résultat de l’année dernière. En apparence, cela aurait dû être facile : le parcours était en bon état, malgré la pluie de jeudi et mes pneus « tubeless » ne m’ont jamais lâché jusqu’à présent. Aucune préparation spéciale pour cette course, aucun entrainement même de toute la semaine où nous avons pris, moi, ma femme et mes 2 chiens, 5 jours de repos assez loin de Cornu. th01prundu

Le départ de la course, où j’ai retrouvé mes amis Serghei et Mircea, est mieux organisé que l’année dernière, grâce à un départ par « vagues ». Malgré tout, les premiers hectomètres sont toujours délicats à cause des « kamikazes » qui dépassent à toute allure, croyant sans doute que 42km ne suffiront pas pour le faire tranquillement. A 200m du départ, la petite route en terre qui remonte sur la chaussée asphaltée a été inondée ce qui a laissé de la boue, une raison de plus pour se méfier des chutes. Tout se passe bien finalement et nous voilà parti à toute allure vers la campagne danubienne.

Les 5 premiers km, sans aucune difficulté, en 11’25’’. Nous quittons l’asphalte pour les petits chemins de campagne. Je remarque toute de suite que le sol est assez humide, ce qui freine un peu le vélo. Mais je pense déjà aux 2 prochaines difficultés que je suis résolu à grimper totalement, sans faire aucun « push-bike ». La première butte, au km 8,5, nous fera grimper de 20 à 88m sur une distance de 1km. Première « grimpette » réussie sans trop de mal et je passe le 10ème km en 33’30’’. Après la descente, il y a un plat de 2km qui nous amène au pied de la seconde difficulté : une autre butte, en 2 parties : une côte de 500m, montant de 23 à 55m puis, après un plat de 400m, une seconde côte, de 500m également, montant de 55 à 97m. Je passe la première sans trop souffrir mais dans la seconde, je suis la trace d’une dame qui me semblait être capable de monter jusqu’en haut mais quand elle s’arrête brutalement, je n’ai plus d’autre ressource que de l’imiter et d’achever le reste à pieds. Nous sommes au 15ème km en 56’44’’ et à présent, il n’y aura plus aucune difficulté jusqu’aux environs du 35ème km. Un long plat qui permet de passer le 20ème en 1h14’40’’, (moyenne= 16 km/h) le 25ème en 1h33’28’’ et le 30ème en 1h51’16’’. Je m’arrête 2 minutes au ravitaillement du km 32,3. C’est à ce moment que je me rendis compte que mon avance n’était pas ce que je croyais et que, vu le profil nerveux et compliqué des 6 derniers km, je n’étais plus sûr du tout de terminer cette course comme je le souhaitais, c’est-à-dire, en moins de 2h45. On venait de passer la 2ème heure de course. J’avais fait un peu plus de 32km et il me restait donc moins de 45 minutes pour faire le reste(environ 10 km). th02prundu

Je ne quittai plus mon chrono des yeux, tout en évaluant les difficultés du terrain. Quatre buttes encore à escalader. La première, après le demi-tour du km 34,7, montant de 31m à 75m pendant 800m. Butte passée avec succès. Descente peu prononcée d’environ 1,5 km, avant d’attaquer la seconde, de 59 à 87m sur 500m. Celle-ci est trop dure pour moi et je mets pied à terre pour la seconde fois. Je souffre mais je mords sur ma chique et reprends la lutte après cette petite marche forcée. La 3ème butte est fort près de l’arrivée et cela me donne du courage. Voilà, c’est fait. Le chrono indique « 2h36 » … Sera-ce suffisant ? Je sais qu’il reste la butte finale, très courte et que je connais bien. L’année dernière, je l’ai réussie. Pourquoi pas cette année ? Voilà le complexe sportif … un peu d’asphalte… mon ami Mihai au micro… je sais qu’il va me reconnaître et prononcer mon nom … « Allright, allright, Michel... » temps final : 2h40’09’’, donc médaille d’argent mais, à ma grande surprise, 3ème dans la catégorie « +50 » sur 16 partants ! Au « général », 256ème sur 400. Joli résultat. Serghei, comme d’habitude, est à plus d’une demi-heure mais Mircea s’est bien défendu et est arrivé 19 minutes avant moi.

Vidéo de la course:

    https://youtu.be/usdsLupDsG4 

 A suivre : Bilan 2019

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