Le vélo autrement

Courses de l'été 2019

Topoloveni, un bon choix ! (14 juillet)

Pour ma 4ème participation à cette épreuve, j'avais décidé de faire l'impasse sur le parcours "standard", compte tenu de ma petite forme du moment et surtout de ma décision prise de ne plus participer à des courses d'un niveau trop élevé pour moi. C'était le cas pour Topoloveni où j'ai "ramé" comme une âme en peine l'année dernière et après quoi j'avais commencé à gamberger pour finalement prendre cette décision radicale. Plusieurs épreuves sont déjà sorties de mon calendrier, comme Cozia, Oltenia, Urlati, Macin, Câmpulung, Miercurea Ciuc ou Isverna. Ça me laisse un début de saison relativement pauvre, avec seulement 5 participations à la mi-juillet. C'est donc une première pour moi, cette "reconversion" qui m'oblige à prendre le départ au milieu des enfants, même si, auparavant, le niveau 4 dont je faisais partie, se retrouvait toujours en queue de peloton. Je n'ai rien contre les enfants, au contraire. Je trouve que c'est rafraichissant de voir ces petits bougres pédaler comme des démons à ne pouvoir les suivre ! Je crains plutôt une fausse manœuvre de leur part provoquant un accident mais cela n'est encore jamais arrivé, donc il faut relativiser. th04 topo19

Je disais donc que c'était un bon choix, ce "petit" parcours de 20 km (19,75 selon mon GPS), bien connu de ma part puisqu'il se compose des 15 premiers et des 5 derniers km, communs avec le parcours "standard". Je me suis donc basé sur mes temps de 2017 et 2018, surtout des 15 premiers km, car pour les 5 derniers, j'étais tellement épuisé l'année dernière, que même en descente mes jambes ne tournaient plus !

Mais la première partie de la course est intéressante pour faire des comparaisons. Il est bien établi que l'année 2017 fut celle de mes meilleures performances. Malheureusement, je n'avais pas encore de GPS au mois de juin et je dois donc me contenter de mes notes écrites pour cette course. J'y dis que j'atteins le ravitaillement du km 15 en un peu plus d'1h07. Cette année, ce fut un peu moins d'1h07 (1h06'45") alors qu'en 2018, je me trainais déjà en 1h14 !

Sur la ligne de départ, je suis tout au bout de la queue, encore plus loin que l'année dernière, entouré principalement des enfants et leurs parents qui vont les accompagner. Il faudra presque 2 minutes pour sortir de cette petite rue et virer à droite dans la rue principale du village qu'on quitte d'ailleurs assez rapidement pour emprunter des petites rues asphaltées et plates, à droite, puis à gauche avant d'emprunter le chemin de campagne de plus en plus étroit où les premiers blocages vont se produire. th02 topo19

Tout de même 4km parcourus en 11 minutes mais la suite est plus lente : 5ème en 16' et 6ème en 21'.. on roule en file indienne! Le peloton éclate vite car la route commence à s'élever : la principale difficulté du parcours se trouve devant nous. Cette grimpette durera pendant 18 minutes pour moi, jusqu'au km 9,4 mais comme l'année dernière je n'ai pas mis le pied à terre et j'ai grimpé à mon rythme, sans me fatiguer.

Les prochains km sont en légère descente mais il faut tout de même traverser la forêt et ses taillis avant de dégringoler vers Topoloveni. Le 10ème km est dépassé en un peu plus de 43'...  le 11ème en 47'30", le 12ème en 51'20", le 13ème en 55'10" et le 14ème qui compte un mauvais tronçon (où j'avais fait plusieurs chutes l'année dernière) en 1h02'. Le terrain était plus ferme cette fois... et le 15ème ( où se trouve le point de contrôle et aussi la séparation des deux parcours) en 1h06'45", soit 7 minutes de mieux qu'en 2018. Maintenant, on peut se laisser aller tranquillement dans la descente vers Topo : 5km en 12 minutes et franchir la ligne d'arrivée en 1h18'54" ... en 51ème position sur les plus de 150 participants. Le passage de la rivière a été impeccable mais cette fois, la difficulté était de ne pas s'enfoncer dans les alluvions qui se sont fait une large place sur la rive droite et donc, au sortir de l'eau, il fallait bien se dresser sur les pédales et ... pousser.     

On pourrait donc dire que la forme est là. J'ai retrouvé de bonnes sensations et je suis très satisfait d'avoir fait le bon choix. Il y a toujours le regret de n'avoir pas pu améliorer le résultat de 2017 en 3h02 mais il n'est pas impossible que j'y revienne avec d'autres prétentions. Sinon, il n'y a pas grand chose à ajouter. La course fut limpide et calme pour moi. Aucune chute ni incident. Une (courte) course parfaite, donc.  

Vidéo de la course :

    https://youtu.be/-vN4-euuLCM  

Sâmbata X3 : drôles d’organisateurs et drôles de prix ! (28 juillet)

Dès le début, je sentais quelque chose de louche dans cette course. Quand l’organisateur m’annonça qu’il ne pouvait pas publier la liste des inscrits, je compris le sens : il y a si peu de concurrents qu’il ne veut pas paraître ridicule.

Bon, dans ce cas, que fait-on ? Peu de concurrents, pour moi, cela signifie le risque d’être seul sur une bonne partie du parcours. A éviter ! Il reste le petit parcours de 18km où l’on risque beaucoup moins de se perdre. Je m’inscris donc pour ce parcours. Quelques jours avant l’évènement, l’organisateur se décide enfin à publier la liste des inscrits. Il y en a peu, en effet, mais dans cette liste, il y a mon ami Serghei… inscrit pour les 40 km !

Sur ce, je téléphone à l’organisateur et lui demande s’il est possible de changer mon dossard pour la course de 40. Il m’annonce alors que, vu le nombre réduit de coureurs, ils ont supprimé le parcours de 40 mais, en échange, autoriseront les participants à faire deux tours de 18 km. Bien, dans ce cas, je modifierai mon dossard sur place. La veille du concours, Serghei qui est déjà à Sâmbata, teste une partie du parcours et le trouve trop difficile, sur quoi, décide de s’inscrire pour le petit tour de 18… pendant que moi, j’obtiens le dossard de 36 (2x18). Tant pis, trop tard maintenant pour changer quoi que ce soit ! On courra donc séparément, du moins lors du second tour. Ce changement me sera néfaste puisque ma catégorie passe erronément et à mon insu, dans les « +40 » . J’attendrai, en vain, le prix que j’avais mérité en sortant premier de la catégorie « +50 » … Ne nous énervons pas puisque l’organisateur a reconnu son erreur et a décidé de m’envoyer mon prix par la poste. thsambata02

Et la course ? Je dirais une course parfaite, juste à ma mesure, sans « push-bike » (un seul de 50m)… C’est vrai qu’on n’attaque pas du tout la haute montagne si proche et toujours si inquiétante. Un dénivelé de seulement 480m (2x240), bien trop peu pour me faire peur ! Avec une moyenne de presque 15 km/h sur les 32 km, je peux me réjouir d’avoir réussi sans doute une des meilleures « performances » de ma carrière. En gros, la course se résumait à une légère montée sur 6,5 km et une descente prononcée de 6 km… le reste étant du faux plat montant ou descendant. Il y avait, bien sûr, beaucoup de cailloux et 2 petites rivières à traverser. Mais pas de quoi fouetter un chat. C’est ainsi que je termine en 23ème position, sur… 25 concurrents ! J’étais aussi le seul des « +50 ». Sur les 18 km (16 en fin de comptes), Serghei termine à la 24ème place sur 28. Nous voilà réunis après la course. thsambata01

Comme j’ai déjà dit à l’organisateur : « Je reviendrai en 2020, si … vous faites mieux ! »

 Vidéo de la course :

    https://youtu.be/7hYplpzIl0k  

 

TBT Saschiz : mauvaise, puis bonnes surprises ! 17 aout – 45 km

Il commençait mal ce week-end que j’attendais avec impatience depuis longtemps : Saschiz, LA course de l’année. Mais après 3 semaines de canicule, il a commencé à pleuvoir le jeudi et le vendredi, ce fut un véritable déluge qui s’abattit sur moi, ou plutôt sur la voiture, en route vers Sighisoara. En début de soirée, la pluie avait cessé et je filai à Saschiz prendre mon dossard. Il y avait foule dans le petit village peu habitué à ce genre d’évènement. Des petites rues étroites et peu asphaltées… mais j’aurais dû le savoir et éviter de rouler sur les bordures. Le pneu avant droit me le rappela brutalement : 5 secondes de « pshhht » et il était mort ! Grâce à l’aide d’un brave garçon qui se proposa de m’aider, le pneu fut tout de même remplacé assez vite mais je dus rouler avec le pneu de rechange tout le WE. Suffit pour les mauvaises surprises.

Le reste est un régal !

Bien placé dans le peloton dès le départ, la première montée sur la petite route asphaltée me paru déjà bien moins dure que l’année dernière mais à ce moment-là, je ne pouvais pas savoir quel gain cela me donnerait. Au sommet, après environ 6,5 km, j’ai vérifié ensuite que j’avais déjà 2’30’’ de mieux, ce qui est peu et peut se perdre très rapidement. C’est au 10ème km que je me rendis compte que j’avais une avance plus conséquente – 6 minutes, avance qui ne cessera d’augmenter pour passer à 16 minutes au km 20. th03saschiz19

C’est ici qu’il y a eu une modification du tracé de 2018. Je pensais arriver au premier ravitaillement de Mesendorf, normalement situé au km 21,5 et que j’étais donc étonné de ne pas trouver après plus de 22 km de route. Mais à mon arrivée dans le monastère, au km 23,5, je compris ce changement et malgré tout, je pouvais déjà savourer ma performance : je repartais du monastère après 1h45, soit 15 minutes de mieux qu’en 2018. Je sentais l’exploit à portée de … mes roues.

Néanmoins, le tronçon le plus dur qui se trouve entre Mesendorf et Crit me laissait encore un doute. Il faudra y faire 2 « push-bike », un long et un court. Je suis excité et ne veut pas perdre mon bénéfice à cause de ces foutus push-bike. Je rassemble toute mon énergie et essaye de suivre le train des coureurs qui marchent aussi, parfois très vite. Je dois m’arrêter quelques fois pour respirer et reprendre mon souffle. C’est dans cette côte que le km 25 est passé en 2h03. L’année dernière, je démarrais à peine du bas de la côte. Mon avance ne peut plus fondre beaucoup car maintenant, c’est la longue descente vers Crit (km 31,5) où je passe en un peu plus de 2h30. J’avais promis (mentalement) de ne plus faire de push-bike dans la remontée suivante où l’année dernière j’avais dû mettre pied à terre encore 2 fois. Pari réussi et sommet atteint (34,2 km) en 2h50. La descente vers Cloasterf est une belle promenade. Je traverse le monastère (km 38) en presque 2h59. Il reste quelques petites côtes sur asphalte et la descente sur Saschiz. Plus question de m’arrêter. Maintenant, je sais qu’un grand résultat m’attend sous la banderole… Dans la descente, mon compteur marque plus de 60 km/h (d’après Strava, 62,3) Je pense que c’est la première fois !

Les 42,5 km (finale de l’année dernière) sont passés en 3h19 soit presque 28 minutes de mieux qu’en 2018. Je n’ose pas le croire : presque une demi-heure de moins !

Reste 2,5 km de descente … une paille !

Et voilà le petit pont avec les coureurs et supporters installés des 2 côtés qui applaudissent, sans connaitre encore l’ampleur de mon résultat. Je l’apprendrai un peu plus tard par un message reçu sur mon téléphone : « Félicitations vous êtes 2ème de votre catégorie et 334ème/627 au général »th01saschiz19

La remise des prix est géniale … Une véritable ovation à l’appel de mon nom … Beaucoup de coureurs me connaissent déjà et me disent souvent qu’ils m’admirent.

A moi donc de ne pas les décevoir. Ce ne fut pas le cas ce 17 aout 2019.

Je n’oublie pas mes 2 conseillers : Marc et Roxana de #noi2team à qui je dois une bonne partie de ce succès.

 

Vidéo de la course 1ère partie :

    https://youtu.be/RzBwClGaJkw  

Vidéo de la course 2ème partie :

  https://youtu.be/LOZ_vYTxmdI  

 

Explorer MTB Challenge : Luncavita – 24 aout – 45 km : une course 100 % forestière … Quel plaisir !

La plupart des courses de VTT se déroulent en partie dans la forêt. Sans cela, ce serait d’ailleurs quasiment impossible de créer une zone sinueuse de virages serrés obligeant les participants à étaler leur technique. Dans la forêt, les arbres permettent d’improviser des lacets plus ou moins rapprochés et difficiles. Les organisateurs de Luncavita avaient un large choix de possibilités puisque -fait unique- la course se déroulait entièrement dans la forêt de l’endroit. Pas un seul village à traverser, pas une seule maison, même une cabane à apercevoir tout au long des 45 km du parcours. Quel bol d’air on a pris ! Luncavita est un petit village, sur les bords du Danube qui, à cet endroit, fait frontière avec l’Ukraine. Il se trouve au pied du mont Macin (altitude maximum 467m) renfermant un parc national protégé. Le parc est une halte appréciée des oiseaux migrateurs, notamment des rapaces comme la buse féroce, l’une des plus grandes d’Europe. Moins sympathique à rencontrer, la couleuvre d’Esculape, qui peut dépasser les 1,60m mais qui est la proie favorite des aigles bottés et des circaètes Jean-le-Blanc .th01lunca

Exceptionnellement, le départ est donné à midi, afin de permettre aux participants venant de loin (comme moi) d’arriver à temps. Et on démarre avec une belle côte de 9 km qui nous portera au premier sommet de 400m, qui sera aussi le point culminant de la course. Pour y arriver, je devrai pousser mon vélo pendant 10 minutes, soit les 600 derniers mètres, trop durs pour moi. Ainsi, pour ces 10 premiers km difficiles, j’ai mis 1h02… moyenne faible de 9,67 km/h.

Du km 9 au km 13,3, on reste sur la crête, avec une remontée sévère de 100m au km 12,3, -100m de push bike- un peu avant d’atteindre le second sommet (399m) en 1h21. Ici, on profite d’une belle descente de 4,7 km, jusqu’au km 18 en 1h35. Mais la brusque remontée m’oblige ici à mettre une troisième fois pied à terre pendant 8 minutes afin d’accomplir les 700m me remontant à 234m et juste avant d’atteindre le 20ème km en 1h50 (moyenne de 10,9 km/h). Un léger mieux. th02lunca

Le tracé continue sur cette crête de 200-220m où je passe la seconde heure de course au km 23,5 … d’où, moyenne de 11,75 km/h. On s’améliore. D’autant plus que l’on s’offre une nouvelle descente de presque 4 km suivie immédiatement d’une côte d’1,5 km mais sans push-bike, cette fois, ce qui me permettra de remonter plusieurs concurrents déjà fatigués. C’est un peu avant le 30ème km atteint en moins de 2h 28… moyenne de 12,15 km/h .. Je peux respirer mieux !

On va rester sur cette crête, entre 220 et 260m, avec de légères montées et descentes successives, nous amenant à la 3ème heure de course et 37,6 km… moyenne de 12,5 km/h, juste avant de passer le 40ème km en 3h08 (12,75 km/h) et il ne reste plus que la longue descente de 5km, descente un peu dangereuse, il est vrai, à cause des grosses pierrailles obligeant à rester très attentif vu leur instabilité. Je dépasse encore quelques coureurs et effectue ces 5km en 11 minutes ce qui me permet de franchir la ligne en 3h19… moyenne générale de 13,55 km/h… Une belle remontée pour terminer en 69ème position sur 104. th03lunca

A noter que les coureurs qui me dépassent sur cette fin de course sont ceux du long parcours de 71 km qui ont donc accomplis 26 km de plus et qui vont même arriver avant moi… Ça laisse rêveur.. tout comme la vitesse de leur dépassement !

Vidéo de la course 1ère partie  (22,5 km):

    https://youtu.be/FgBS8TV69AM  

 Vidéo de la course 2ème partie  (22,5 km):

    https://youtu.be/3Z6vxsSfeXI  

 

Campina Open MTB: 1 septembre16,9 km : courte et très nerveuse!

Chaque année, depuis que je la connais, la course de Campina n’a jamais été deux fois identique.

C’était ma 5ème participation et je savais d’avance ce qui m’attendais, bien que n’ayant pas pu reconnaître le nouveau parcours. Je savais toutefois que l’on allait grimper la colline en face du parc mais par un autre chemin qu’en 2018. Le résultat est le même : il fallait grimper, dès le départ, les 80m de dénivelé, et cela, sur à peine 800m.

Je connaissais aussi le problème de cette montée, vécu l’année dernière : le chemin étroit empêche les dépassements et nous oblige à dépendre des coureurs qui nous précèdent : s’ils bloquent, on bloque. S’ils tombent, on essaye de les éviter. C’est ce que vous pourrez observer sur cette courte partie du concours.

Ainsi, les deux premiers km sont couverts en 14min. On ne peut pas profiter longtemps de la descente : juste après le creux, il y a une butte de 30m sur une longueur de 200m qui oblige toute le monde à mettre encore pied à terre, après quoi on peut enfin profiter de la longue descente qui nous ramène vers le point de départ, passant le 3ème km en 20’25’’ et continuant jusque la rivière au km 4 en 24’28’’.

La remontée est moins abrupte mais toutefois compliquée : dans les hautes herbes ou des chemins défoncés...Impossible de récupérer quoi que ce soit. Le km 5 en 33’, le km 6 en 42’30’’ et le km 7 en 50’36’’.

Le premier sommet (614m) est atteint 200m plus loin, en 52’12’’. La « dégringolade » qui suit ne dure que 800m, jusqu’au km 8 en 57’24’’. Le second sommet, le plus haut de la course (689m) est à un peu moins de 3km mais il faudra de nouveau pousser le vélo pour y arriver.. et assumer une chute (pas trop grave) dans une courte descente abrupte. Le km 9 en 1h13’48’’, le km 10 en 1h22’40’’et le km 11 en 1h31’.

Ouf ! Il n’y a donc plus qu’à se laisser glisser jusque l’arrivée ? Presque 5km jusque la rivière que je traverse en 1h53’ mais il reste encore la butte de 40m avant de pénétrer dans le parc… et sprinter pour… gagner quoi ? des miettes car le bilan final est sombre : 16,9 km en un peu moins de 2 heures, soit une moyenne de 9,05 km/h !

il y a longtemps que je n’ai plus couru aussi mal… Merci Campina. Est-ce que je reviendrai encore ?

 Vidéo de la course :

    https://youtu.be/zTznxDmtS70  

 

Medias Bike Maraton : – 7 septembre29 km : toujours au top!

Pas très emballé pour cette dixième course de ma saison. J’avais eu une semaine très fatigante à cause d’un imprévu qui m’obligea à rentrer en Belgique pour un décès dans la famille. Les avions sont bien pratiques dans ce cas, mais ont des horaires très matinaux. Je suis arrivé en Belgique, ayant très peu dormi et obligé toutefois à faire bonne figure devant la famille. Tout cela m’empêcha évidemment de faire le moindre entrainement vélo, jusqu’au vendredi de mon arrivée à Medias où je pu tout juste faire 2x5km entre l’hôtel et le local des inscriptions afin de retirer mon dossard.

Heureusement, la bonne ambiance, le fait que je connaissais bien le parcours (sauf quelques petits changements), et aussi la présence de mon ami Dan Caloianu et de sa fille Rebeca, ont apaisé mes craintes. Je me suis rappelé aussi que j’étais tout de même dans une bonne forme depuis quelques semaines et que ça devrait suffire pour ne pas gâcher cette course. th03medias19

Départ rapide, comme d’habitude, mais où je reste prudent. Rebeca file devant moi mais son père est déjà avec les meilleurs et cette fois, il terminera même premier de notre catégorie (+50). Autant dire que je ne le verrai pas durant la course.

Après une courte frayeur due à un concurrent intrépide qui faillit rater un virage et m’emporter avec lui (2’35’’) on roule en peloton dans les rues de la ville. La première sélection se fait dans la courte montée avant d’arriver à mon hôtel « Binder Bubi » : moins de 9 minutes, comme l’année dernière et où les plus faibles perdent le contact. Vient ensuite la lente montée vers le sommet de 472m avec quelques tronçons de 12-15 % où je dois résister pour ne pas mettre pied à terre, comme en 2018. C’est une seconde sélection qui en laissera encore quelques-uns « sur le carreau ». Passage des 5km en 20’52’’ et du sommet en 28’52’’. th02medias19

Une fois sur cette crête, on va y rester pendant plus de 10 km, avec une succession de montées et de descentes, plus ou moins abruptes. Au 10ème km, (48’08’’) j’ai pris une légère avance sur le temps de l’année dernière (49’30’’), avance qui ne cessera d’augmenter jusque la fin mais sans prendre des proportions démesurées. J’atteins le point culminant de 509m (14,5 km) en 1h15’48’’. Commence ensuite une longue descente de 6 km mais avec toutefois une butte de 300m à escalader au km 17,5. Là, je devrai marcher pendant 3 minutes avant de reprendre la descente qui m’amènera face au dernier obstacle de la course : une montée de plus d’un km. Au sommet, je sais que j’ai gagné plusieurs minutes car l’année dernière, je sortais du bois en 2h02’ alors qu’ici, je repartais en moins de 1h55’. Il reste un peu plus de 7km mais c’est aussi la descente sur la ville. Un parcours un peu changé - mais toujours aussi accidenté, du moins jusque la sortie du bois. Après quoi, on rejoint la petite rue asphaltée passant devant mon hôtel (2h17’46’’) puis le tracé dans les rues de la ville nous ramenant vers le centre.

Temps final : 2h24’ - 144ème/190

J’ai donc réussi à améliorer un peu le temps de 2018. C’est une grande satisfaction.

J'ai oublié de parler de Rebeca. Elle termine 2ème de sa catégorie (14-18 ans) et mérite aussi des félicitations car des jeunes filles de son âge, ayant autant de courage, j'en ai vu très peu. Elles n'étaient d'ailleurs que 2 sur 190 coureurs.

 Vidéo de la course :

    https://youtu.be/3OyXAXvvAU8  

I wheel for Moinesti : – 15 septembre – 40 km : Mon Premier abandon, mais pas comme je l’avais prévu!
Après une nouvelle semaine de repos, sans aucun entrainement, je ne suis toujours pas au mieux de ma forme, surtout avec encore devant moi, un long voyage vers Moinesti, une petite localité du Judet de Bacau, en Moldavie. Par ailleurs, ayant découvert un peu tard le profil de la course de 40 km, je me rends compte que cela risque d’être très dur pour moi. Avec ses 1280m de D+ annoncés, ce serait une des pires courses de mon palmarès, comme Cozia MTB, Maratonul Olteniei ou Miercurea Ciuc MTB, courses que j’ai d’ailleurs rayées de mon calendrier. Je décide donc de contacter une personne responsable de l’organisation pour demander s’il n’y aurait pas moyen de participer plutôt à la course « Famille » de 10 km. Cela ne semble pas possible mais, par contre, je pourrais accompagner les enfants de moins de 10 ans sur un autre petit parcours de 7,5 km. Cela ne m’enchante guère, mais je conviens de prendre une décision sur place, samedi dès mon arrivée.
Après un voyage de plus de 5 heures, je m’installe dans un hôtel situé dans un parc sur les hauteurs de la ville et je commence par faire une bonne sieste. Je descends ensuite dans le centre ville où les préparatifs de la course battent leur plein. J’y rencontre un monteur qui me reconnaît de la course de Luncavita. Il connaît bien le parcours et me convainc qu’il s’agit d’un tracé agréable, sans difficulté, et plus facile qu’à Luncavita. Je me dis alors que les organisateurs ont exagéré les difficultés de leur course et que, dans ce cas, je peux toujours tenter de faire un bout de chemin puis abandonner, m’étant d’abord assuré que cela était possible.
Le lendemain, un autre coureur connu me prétend la même chose : pas de problème pour ce parcours très « roulant » ! Je suis rassuré et prend le départ, sans aucune appréhension. th01moinesti
Quelques minutes suffiront pour me rendre compte que je suis déjà à la traine… Presque plus personne autour de moi.. un gamin qui lutte désespérément pour garder le contact et quelques autres qui marchent déjà. Je ne veux pas m’arrêter si tôt, mais c’est vrai que la pente est sévère et je suis à la limite. Le chemin pierreux ne favorise pas la vitesse. On a passé la première « butte » en un petit quart d’heure. Suit une descente où je passe les 4 km avant d’attaquer la seconde, plus sévère, jusqu’à 660m (on était parti de 400m) que je franchis en 1 h 02, mais j’ai déjà mis pied à terre 6 minutes pour pousser ma bécane. Dans la descente, je passe les 10 premiers km en un peu plus d’1h06… une moyenne faible et que je vais avoir du mal à maintenir : 1km plus loin on attaque la véritable colline montant à 937m sur 9 km. Je continue de monter lentement, mais avec des « push-bike » réguliers. Sommet (20,2 km) atteint en 2h43’. Ici, la moyenne tombe à 7,4 km/h. Maintenant, Je suis à peu près seul sur la route mais à noter toutefois qu’après presque 2h de course, je rattrape une dame (Carmen Spac que je salue au passage) qui a des problèmes avec sa chaine sautée. Je l’aide à la remettre, après quoi nous allons encore nous entrecroiser plusieurs fois jusque la fin. th03moinesti

La descente de 4 km n’est pas si aisée à cause des pierres parfois très grosses tout au long du chemin. Elle me permet tout de même d’adoucir un peu ma moyenne : presque 3h de course et 24km accomplis. Rattrapant de nouveau la dame peu avant les 3h de course, nous échangeons quelques mots sur la difficulté de rouler dans ces cailloux. C’est là aussi que je lui dévoile mon problème avec ma pédale de droite : j’ai perdu l’attache de la chaussure, donc mon pied droit est mobile et glisse souvent vers la droite si j’appuie un peu de travers… Ce sera le point de départ de mes malheurs à venir.
Nouvelle butte à grimper : 2,5 km en 17 minutes dont 4’ de pousse-vélo. Suit une descente difficile de 3 km, pour atteindre quasiment le km 29,7 en 3h39 soit une moyenne toujours très faible de 8,13 km/h.

Dans ces chemins défoncés, j’ai de plus en plus de mal de rester en équilibre à cause de mon pied droit. La remontée commence par un « push bike » de presque 6 minutes et le sommet (km 31,4) en 4 heures juste (7,85 km/h). Nouvelle descente de 2,5 km avant la dernière remontée jusqu’au km 36,1 en 4h33’ (7,93 km/h) qui sera aussi le dernier de ma course.

Dans une courte descente abrupte, ma seconde chaussure perdit aussi son attache et sans plus aucun appui sur les pédales, la roue avant devenue incontrolable se tordit et m’envoya mordre la poussière. La tête, les bras, les jambes pleines de sang me firent comprendre que la course était finie pour moi. J’appelai les secours qui m’embarquèrent directement à l’hopital. Rien de cassé mais beaucoup de contusions, surtout le genou gauche qui est en mauvais état et m’empêche de marcher normalement. Ma dernière course de l’été sera peut-être aussi la dernière de l’année.


Vidéo de la course (1ère partie):

    https://youtu.be/7OZLKPXywV4 


Vidéo de la course (2ème partie) ,arrêtée juste avant ma chute et mon abandon:

    https://youtu.be/hyUX9nAoGSk  

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