Le vélo autrement

Premières courses 2019

Gran Fondo Romania - Bucarest - 3 mars - 50 km

Une découverte intéressante

Le printemps commence tôt cette année. En effet, j'ai choisi de participer à cette épreuve de "grand fond", se déroulant sur 3 WE, les 3 premiers du mois de mars, avec comme seul objectif de réussir ce que je n'avais jamais fait jusqu'à présent : rouler le plus longtemps possible. Pour la première étape de ce dimanche, je n'avais évidemment aucun autre objectif si ce n'est de résister environ 3 heures sur ma nouvelle "machine", une coursière de chez Merida acquise il y a quelques jours.

La distance ne m'effrayait pas du tout. J'ai déjà participé à des courses de 45-50 km, sans aucun problème. Mais d'autres questions me venaient à l'esprit. Allais-je supporter la position typique des coureurs de grands tours, c'est-à-dire penché en avant, presque le nez sur le guidon? Et puis il y avait aussi le mauvais temps, annoncé pour ce WE ! Sans oublier l'organisation un peu spéciale de cette épreuve : il n'y aura pas de repère sur le tracé, on devra se débrouiller pour trouver son chemin, ce qui commence à ressembler à une épreuve de trail. Heureusement, le grand nombre de participants (plus de 150) me tranquillise un peu : il y aura du monde sur la route.

Dès mon arrivée à Bucarest, le matin, il commence à neiger (disons plutôt à neigeoter) et bien sûr, il fait très froid. J'ai emporté mes meilleurs vêtements mais malgré tout, je grelotte et je songe déjà au rhume que je vais sans doute gagner ici , à défaut de gagner autre chose. Je suis arrivé très tôt, trop tôt, et l'attente du départ n'en sera que plus longue: à éviter la prochaine fois ! L'arrivée de mon ami Mircea me fait un peu oublier cela et nous discutons  de tout et de rien pendant les derniers moments d'attente. A 10h15, enfin, le départ est donné et nous voilà dans les rues de la capitale. Un immense cordon coloré s'étire dans les artères encore peu fréquentées à cette heure matinale. Et déjà un premier problème : j'ai oublié que ma coursière avait 2 plateaux et qu'il fallait les interchanger délicatement.... d'où,... déraillage et arrêt pour remettre la chaine en place. Je réussis à ne pas me mettre de la graisse partout et repars assez rapidement. Mircea m'a attendu et nous voilà tous deux à faire le forcing pour remonter la file. Moi qui voulait faire une promenade tranquille ! Un peu plus loin, ce sera à son tour de s'arrêter .. et au mien de l'attendre. Malgré tout, l'allure reste rapide car nous arrivons au premier point de contrôle de l'étape, au km 22, en tout juste une heure. C'est ici qu'il faut faire son propre contrôle, à savoir, prendre une photo de soi devant le magasin, ce qui servira de preuve comme quoi nous sommes bien passés par là.  Bizarre comme système, mais quand on manque d'effectif, il faut bien se débrouiller. Les Roumains sont inventifs n'est-ce pas? thgfr01

C'est aussi ici que je constate que ma caméra est éteinte et n'a donc pas filmé cette première partie. Tant pis, je me contenterai des 30 derniers km. Après 18 minutes d'arrêt, nous repartons ensemble et, cette fois, avec la caméra. Nous traversons le village de Corbeanca et un peu plus loin, dans le village de Petresti, nous nous arrêtons pour réfléchir sur la manière d'aborder le carrefour permettant de reprendre la DN1 à gauche, vers Balotesti. C'est un carrefour dangereux mais heureusement, il y a un petit contournement avec passage dans un tunnel avant de remonter sur la route principale. Mircea me pique un peu à sprinter dans la descente du tunnel ; je le dépasse facilement mais dans la remontée, c'est lui qui prend l'avantage. Nous sommes au km 26,3 et un peu plus d'une heure et demie de course.

Moins d'un km plus loin, nous quittons la DN1 vers la droite. De nouveau, Mircea reste en arrière, sans que je sache pourquoi. Il ne me rattrapera plus. A l'arrivée, il m'a dit qu'il était fatigué. Je me retrouve ainsi avec un petit groupe dont 2 filles. L'une avait installé un matériel audio sur son vélo... On a donc pu profiter d'un peu de musique!

A Dumbraveni (km 31,7), nous comptons déjà 1h45 de course au moment de virer encore une dernière fois à droite et entamer une longue ligne droite de presque 20 km jusque Pipera, à l'entrée de Bucarest.  Mes compagnons vont s'éclipser, les uns après les autres, certains, plus rapides, vers l'avant et les autres plus lents, vers l'arrière. Deux heures de course au 37ème km.

A 8 km de l'arrivée, je décide de rester avec un concurrent à qui j'avais préalablement demandé s'il connaissait le parcours. Je n'avais pas envie de me perdre dans Bucarest ! Le garçon souffrait beaucoup et aurait bien voulu que je le laisse seul: il n'arrêtait pas de m'indiquer le chemin, malgré mon insistance à lui dire que je resterais avec lui. Il soufflait comme un boeuf et j'avais vraiment pitié de lui. Je finis par lui demander s'il était bien entrainé. Son vélo flambant neuf laissait supposer que c'était un "pro". Il me dit qu'il l'avait décroché ce matin de son clou et... jamais utilisé ! Il y a aussi des fous en Roumanie !  thgfr02

Voilà enfin le Boulevard des Aviateurs et la Place Charles de Gaulle (eh oui !) et son Arc de Triomphe, réplique exacte de celui de Paris ! Nous nous arrêtons à l'entrée du parc après 2h41 (2h35 selon les organisateurs) et 52 km au compteur.

Excellent résultat pour moi. Mircea arrivera une dizaine de minutes derrière moi. La véritable épreuve sera dimanche prochain.  

Ici, le film des 30 derniers km plus quelques minutes avant le départ :

    https://youtu.be/95Rxqf7FYXQ   

Gran Fondo Romania - Bucarest - 10 mars - 100 km

Un échec cuisant !

Un échec dû totalement à mon entêtement et ma bêtise ! J'aurais pu facilement suivre mes deux compagnons de route du début : Mircea et Serghei. On s'est fort bien débrouillé sur la première partie du parcours, jusqu'au second point de contrôle, à Fierbinti, au bord du lac Dridu. 

Ces 46 premiers km avaient été effectués à un très bon rythme d'environ 23 km/h. Mais après cet arrêt, je n'ai pas attendu mes compagnons et je suis reparti en premier. Ce n'était pas grave parce que, à ce moment-là, je me disais qu'on allait facilement se retrouver un peu plus loin, par exemple au 3ème point de contrôle, au km 69.

Mais je n'atteins jamais ce contrôle dans un temps "normal", mais environ 4h plus tard, et alors que mes deux amis étaient déjà passés, sans doute depuis longtemps. Cela s'appelle "se perdre dans la nature". J'ai roulé plus de 47 km, seul, complètement perdu, et obligé de demander mon chemin à des passants pas toujours très doués en géographie.

Ma bêtise réside dans le fait que j'avais une fausse image du parcours dans ma tête. Je savais que le 3ème contrôle se trouvait au km 69, soit 23 km après notre arrêt. Je savais aussi, que de là, nous faisions demi-tour et retournions sur nos pas. Mais pas pendant 23 km ! Il fallait virer à gauche quelque part dans Moara Vlasiei, en direction de Petrachioaia. C'est là que se trouvait le 3ème contrôle ... et le km 69.

Au lieu de ça, j'ai continué de rouler vers Balotesti où avait eu lieu le premier contrôle ! Mais rouler sans réfléchir ne résout pas grand chose : à un moment donné, je me suis tout de même demandé pourquoi je retournais vers Bucarest. Je me suis (enfin) arrêté et j'ai consulté la feuille du parcours , ce que j'aurais déjà dû faire beaucoup plus tôt. C'est alors que j'ai enfin compris ce qui se passait et que j'avais omis de tourner à gauche ! Assez énervé je fis donc demi-tour et commençai à rebrousser chemin. C'est sans doute cet énervement qui me couta une belle glissade sur un mauvais raccord de route et une chute dans laquelle je me retrouvai avec un coude, une main et  genou arrachés, quelques côtes froissées (je commence à m'y habituer), un pantalon troué en plusieurs endroits et ma nouvelle veste NW, elle aussi hors d'usage ! Mais cela ne m'impressionna pas et je filai au plus vite vers Moara Vlasiei, trouver cette fameuse route vers Petrachioaia.

Plus tôt, j'aurais pu compter sur la rencontre avec un autre concurrent, mais c'était déjà beaucoup trop tard et je dû me fier aux indications des uns et des autres. Pour comble de malheur, en arrivant à ce carrefour, mon pneu avant se dégonfla... crevé qu'il était ! Ça aussi je commence à en avoir l'habitude. La réparation dura environ 15 minutes et je pu enfin prendre la direction de Petrachioaia.

Ce ne fut pas encore facile puisque je réussis à dévier de nouveau de ma route et après plusieurs km, fus obligé de faire demi tour grâce aux indications d'un cycliste compatissant. Petrachioaia fut atteint après presque 6 heures de route. Par bonheur (!!!) je me trouvai avec 2 autres concurrents, un couple très attardé, sans doute les derniers de la course, mais dont le garçon avait un GPS lui permettant de se diriger. Ils ne s'étaient pas perdus comme moi mais s'étaient attendus (surtout pour la dame qui était épuisée). Grâce à eux, je pus atteindre sans encombre le dernier contrôle de Tunari, à 12 km de l'arrivée.

Entre-temps, la batterie de la caméra avait expiré et le film s'était donc arrêté à Afumati, après environ 6h35 de route et seulement 77km effectués. Je n'attendis plus mes 2 compagnons dont la dame avait commencé à marcher, alors que son ami poussait les 2 vélos ! A ce rythme je me disais que je ne pourrais même pas rentrer avant la nuit à la maison. Je rassemblai le reste de mes forces et filai vers Bucarest. Je passai le contrôle de Tunari après presque 8h de route et franchi enfin l'entrée du parc Herastrau, devant l'Arc de Triomphe en 8h43 et ... 147 km accomplis. En réalité, j'ai donc quasiment gagné mon brevet de 150 km. Mais le brevet de 100km ne me sera même pas attribué puisque j'ai dépassé le temps limite de 8h ! Tout ça, pour ça ?

J'attends les résultats de mes amis qui vont bien se moquer de moi !

Il y a encore un élément dont j'ai complètement omis de parler : le vent ! Nous avons eu droit à une belle journée ensoleillée, même chaude pour la saison, mais avec un vent de tempête, tout au long du parcours. Parfois de dos, comme ce fut le cas dans la première partie mais de face ou de côté sur les 55 derniers km ! Justement à ce propos, je viens de recevoir un email de l'organisateur me signalant que mon brevet de 100km a été accepté, vu les "mauvaises conditions atmosphériques"... Ben, voilà !

Pour moi, c'est clair : je suis tout à fait en mesure d'accomplir 100 ou même 150 km, dans de bonnes conditions. Mais pour l'instant j'en resterai là et vais renoncer au brevet de 150km, dimanche prochain. Peut-être l'année prochaine? 

Le film contient 77 km de l'épreuve. J'ai éliminé tout le reste, soit : les 47 km hors tracé, la chute et la réparation de la panne. Reste 4h12 de vidéo mais comme j'ai dû mettre la seconde caméra sur le casque sans avoir la possiblité de régler l'angle de vue, cette partie (à partir de 2h47'45") est plutôt ratée :

    https://youtu.be/_pAkzmZUm-4  

Marvin 2019 - Urlati - 11 mai - 18 km

Un retrait judicieux !

J'aurais très bien pu m’abstenir de faire ce compte-rendu puisque je n’ai finalement pas participé à cette course. Mais je voudrais tout de même clarifier certaines choses.th02 urlatith01 urlati

Tout d’abord, après mon accident du 10 mars, je me suis sans doute bien reposé, mais du point de vue condition physique, je n’étais nulle part, ayant seulement pu faire quelques entrainements à la maison et trois sorties en VTT dans les rues de Cornu. Ayant suivi l’évolution du mauvais temps de la semaine, je savais que le parcours d’Urlati , déjà assez corsé d’ordinaire, serait extrêmement difficile avec la pluie. La confirmation m’est venue la veille de la course, par un ami qui avait posté des photos du circuit. C’est là que j’ai décidé de renoncer. J’ai bien essayé de convaincre mon ami Mircea mais il n’a rien voulu entendre. Résultat : il se retrouve aujourd’hui avec des hématomes sur une jambe et une main, compromettant de la sorte notre prochaine sortie à Snagov.

th03 urlatiLes organisateurs étaient parfaitement au courant de cet état de chose puisqu’ils ont modifié les parcours aussi, la th04 urlativeille. Tout le monde ferait la petite boucle de 18 km : une fois, deux fois ou trois fois pour les élites. Mais le jour de la course, devant les plaintes, les gémissements et surtout des abandons de nombreux coureurs, ils décidèrent de réduire encore les tracés : 2 tours pour les élites et un seul tour pour les autres. Mais le mal était fait : Sur les 900 inscrits, 350 ont réussi à franchir la ligne d’arrivée ; les autres avaient abandonné ou… étaient restés chez eux, comme moi. Si les responsables avaient été courageux, ils auraient, soit annulé la course, soit l’auraient reportée quelques semaines plus tard.

Un mauvais WE à oublier très vite.

th05 urlatiSi vous n’avez aucune idée de ce qu’est un parcours boueux, jetez un œil sur les photos des quelques courageux (ou stupides) coureurs en mauvaise posture à Urlati ...

 

 

 

 

Prima Evadare - Bucarest - 19 mai - 49 km

De l’extase à l’agonie !

Je comprends maintenant l’engouement des Bucarestois pour cette course qui n’a pourtant, à priori, rien de très intéressant à montrer dans la campagne peu peuplée du Nord de la Capitale. J’avais toujours lu, les années précédentes, les gros problèmes dûs à la boue, et notamment, selon les participants, ceux de l’année 2015. Cette année, les organisateurs avaient retroussé leurs manches et amené des camions de graviers aux endroits critiques du parcours. Mais certains passages restent toujours inaccessibles, d’où….

C’est au milieu d’une masse excitée de plus de 1000 coureurs (2500 inscrits) que le départ est donné à 10h00 dans le grand boulevard de l’Académie de Police. Quelques minutes pour avancer et se dégager de la foule (premier km en 4 minutes et second en 2 minutes, mais on roule sur l’asphalte) puis on entre dans la forêt de Baneasa et on quitte l’asphalte après à peine 4 km (11 minutes). La route se rétrécit encore, les flaques d’eau et la boue apparaissent. C’est ici que j’ai pu vérifier l’efficacité des conseils de mon entraineur. Une position détendue sur le vélo, une grande concentration pour chercher toujours la meilleure trace, ne pas hésiter à rouler dans la boue ou dans l’eau…tout cela a fait de moi un autre concurrent. Je me sens parfaitement libre et heureux et je ne voudrais être nulle part ailleurs. Les dépassements font partie du jeu et je n’hésite plus à les effectuer. Un seul raté d’ailleurs, qui me coutera une chute sans gravité, mais après plus de 2 heures de course. th01snagov

Nous sortons du bois après 20 minutes et 5,5 km effectués. Nous empruntons un chemin de campagne herbeux qui a été recouvert en partie de gravats puis un petit bout de route et nous entrons de nouveau dans un chemin terreux fort inondé après 6,5 km et 24 minutes de course. Un premier blocage se produit, à cause de la voie ferrée qu’il faut traverser en portant son vélo car les rails sont surélevés et donc, impossibles à passer en roulant. (26 min. et 6,8 km) .Un chemin boisé étroit où il est impossible de faire de la vitesse puis une route plus large pour traverser un carrefour avant de prendre un nouveau sentier à la demi-heure de course et 7,5 km effectués. Le peloton est encore très populeux et les dépassements sont difficiles, à cause des coureurs inexpérimentés qui s’arrêtent et bloquent tout le monde lorsqu’ils voient des traces de boue. A la sortie du bois, cela s’arrange et chacun commence à rouler à son propre rythme, d’autant plus qu’un côte assez longue va pénaliser les plus faibles. Mais un nouveau regroupement s’effectue au passage d’une grand-route où la police nous bloque pendant 2 minutes (km 9). Nous empruntons une belle route asphaltée où mon ami Mircea me dépasse… je ne le reverrai plus! Après avoir escaladé un talus, c’est un autre chemin de campagne assez praticable et un autre asphalte (un peu moins de 57 min.) qui permet aux rouleurs de se donner à fond. Pour ma part, j’ai couvert 14,5 km en cette première heure de course. Une super performance…th02snagov

Bien entendu, un peu plus loin (16,4 km) on retrouve le sentier herbeux. Je roule, détendu, à mon rythme, dépassant des coureurs qui glissent dans la boue ( ex : 1h11’18 et 1h11’28)… nouvel asphalte où un habitant généreux nous asperge avec son tuyau d’arrosage (1h22 et 20,3 km) , un peu avant d’entrer dans le parc du Palais Ghica que je n’aurai pas le temps de visiter, bien sûr ! Pas facile de contourner le rond point central, la route étant encombrée de coureurs arrêtés, cherchant à se ravitailler (1h25 et 21,5 km) .

Traversée du parc par un sentier boisé puis retour sur le chemin terreux longeant le lac. Je roule depuis 1h30 et 22,5 km accomplis : moyenne de 15km/h !

Butte à escalader avant de reprendre la route asphaltée un court moment, au rythme des tambours du village (1h39 et 24,7 km) puis un sentier herbeux et boueux qui a été empierré un peu plus loin. A la sortie du village, un petit blocage se produit, à cause d’un passage sous un pont, suivi d’un talus. (1h58 et 29 km). Deux heures de course et 29,2 km : moyenne 14,6 km/h ! Les tambours sont encore là et nous invitent à persévérer car nous approchons de la zone dite des « crocodiles » sans doute parce qu’elle est en général, inondée complètement. Je la passe sans problème mais la boue a commencé à envahir toutes les parties sensibles du vélo… d’où, un premier nettoyage s’impose… à la main, il faut enlever la boue collée principalement entre les fourches avant et arrière du vélo, ainsi que du pédalier et des pignons. Ceci termine la première partie de mon « voyage ». Un peu plus de 30 km en 2h08. A ce moment, je pense que le principal est fait et qu’il ne peut plus rien m’arriver sur les 19 km restants : grave erreur ! Fin de la première vidéo à voir ici :

    https://youtu.be/0GmxzyS8TB8  

Tout d’abord, il y aura la chute, la seule mais totalement à ma charge. Mon dépassement (min. 3’40) est mal calculé et j’accroche le coureur qui me précède. Malheureusement, ce garçon était plutôt bien enveloppé et je l’ai reçu ...sur moi ! On se remet assez vite et sans gros dégâts. Le chemin forestier qui suit est très large et permet plusieurs variantes de tracés. les chemins deviennent de plus en plus difficiles, avec parfois de beaux tronçons plus secs. th03snagov

Et survient « le » blocage (min. 52’10), soit après 3h de course et 42,5 km faits (moyenne : 14,1 km/h) . Il reste donc 6,5 km à parcourir. Calculés sur cette moyenne, cela aurait dû faire environ 28 minutes. Mais il me faudra presque 2 heures pour les faire, parce qu’il m’a fallu porter le vélo environ 1h et le pousser / nettoyer pendant une autre heure. Un calvaire, pendant lequel j’ai songé souvent à abandonner, mais comment ?

Aujourd’hui, je me dis que j’ai vécu une formidable expérience, comme si cette course résumait tout ce que j’ai déjà vécu et appris sur le VTT : l’extase et l’agonie !

Résultat final : 4h59’ pour les 49 km, soit 9,8 km/h …Vidéo 2ème partie :

    https://youtu.be/rXRsVxKXJXI  

 

Livada cu cirese - Paulesti - 16 juin - 33 km

Un anniversaire de mauvaise augure.

J’ai beaucoup tardé pour démarrer ce compte-rendu. Non pas parce que j’aurais fêté longtemps mon 74ème anniversaire, pas du tout. Après cette course horrible, l’ambiance n’était pas du tout à la fête, croyez-moi. La finale de course aurait d’ailleurs découragé le plus courageux des soldats. Une tempête orageuse s’est déchainée sur moi alors qu’il me restaient quelques km à accomplir. A tel point que les organisateurs avaient déjà plié bagages à mon arrivée… Un fait unique dans mes annales de courses! Même pas une petite médaille pour me consoler! Bien entendu, les méchantes langues pourraient dire que je n’avais qu’à me dépêcher, faire comme la majorité des autres concurrents, arriver en 3h, par exemple. Comme mon ami Mircea, qui a fait très fort cette fois: 2h19 pour les 2 tours! Ce garçon a du potentiel. Il me surprend de plus en plus. thpaulesti06

Mais revenons à nos moutons. Au départ, il devait y avoir environ 250 coureurs dont 206 franchirent la ligne 2 fois. Quatre d’entre eux le firent derrière moi, ce qui signifie que je fus classé en 202ème position, après 3 heures et 39 minutes. C’est là que je compris la solitude du dernier coureur. Plus personne sur la route, seul contre les éléments, contre la boue, contre le terrain qui montait de plus en plus… Est arrivé, ce que je redoutais depuis longtemps: finir dernier – enfin, presque. J’ai dit que, le jour où cela arriverait, j’arrêterais tout. D’où cette longue période de réflexion pendant laquelle j’ai pris quelques décisions. Ne plus participer à des courses trop dures pour moi ou choisir un tracé plus « tranquille ». C’est pourquoi j’ai annulé mon inscription pour Campulung et modifié celle de Topoloveni (de 40 à 20 km).

Le seul repère que j’avais pour cette course de Paulesti, c’était le tour de 17 km fait en 1h13, sous la canicule, en 2017. Ce tour devait être sensiblement le même que celui de cette année, annoncé comme 18 km mais mon GPS n’en a trouvé que 16,5.thpaulesti05

Alors que la canicule sévissait également cette année, l’organisateur n’avait pas jugé bon de modifier le tracé et on devrait donc accomplir les 2 tours, soit 33 km. Au vu et au su de mes récents problèmes de santé (et donc d’entrainement), je ne me faisais pas d’illusion sur ma capacité à égaler ce résultat de 2017. Tout au plus, j’espérais tourner aux alentours de 1h30 par tour, soit 3h au total. Mais quand j’entrai la première fois dans le stade de Paulesti, jetant un coup d’œil sur mon chrono et lisant « 1h42 », tous mes espoirs s’envolèrent et je m’attendis au pire car mes forces étaient déjà fort entamées. thpaulesti04

Le second tour fut pénible, évidemment. Je n’avais plus, ni le mental ni le physique pour lutter. Je me laissai donc porter par le hasard, poussant négligemment mon vélo dans les côtes trop dures en attendant impatiemment la prochaine descente… Une dame en difficulté m’annonça une mauvaise nouvelle : l’orage est en approche. On entend déjà le tonnerre. Je lui dis qu’un peu de pluie nous ferait du bien, mais je n’y croyais pas trop. Quand il me tomba dessus, avec une telle violence, je ne pensais plus qu’à rester à l’abri, dans le bois. Un coup de vent m’a déséquilibré et poussé dans les ronces… Me voilà plein de sang sur les mains mais.. ce n’est pas grave. A la sortie du bois, je suis bien obligé d’affronter la tempête de face. La descente est pénible, elle aussi. J’approche de la ligne mais … que se passe-t-il ici ? Je ne vois plus personne. Les panneaux d’arrivée ont disparu … personne pour m’accueillir mais tant pis, je file directement vers ma voiture… encore 500m à pédaler sous la drache. Je m’y engouffre en attendant que ça se calme.

Je dois mieux étudier mes futures courses, pour que cela ne se reproduise plus… Trop dur !

Vidéo (incomplète) de la course car caméra en panne pendant 50 minutes :

    https://youtu.be/oCx4hBHd594  

 

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