eBike

Ma période eBike.

Après une longue période de réflexion et de repos, j'ai pris une décision importante pour l'avenir de ce site. Je n'ai plus aucune intention de l'abandonner, comme je l'avais suggéré à la fin de l'année dernière. Trop de souvenirs, bons ou moins bons, voire pénibles et détestables, que je veux lire et relire encore dans les jours qui me restent encore à vivre. De plus, je ne sais pas du tout ce qui m'attend avec ce vélo. Quelles aventures intéressantes pourrais-je encore expérimenter avec ce joujou que je connais encore très mal, n'ayant eu que très peu d'occasions de l'exploiter?

thdomyosCependant, il faut passer un hiver sans trop perdre les bonnes habitudes. Le mauvais temps ne favorise pas beaucoup les sorties en plein air : une seule sortie en janvier 2021 ! Il me fallait donc acquérir un nouveau vélo d'intérieur. Je me suis décidé pour le Domyos 900 de chez Décathlon. C'est un vélo d'appartement auto-alimenté (sans fil) avec une roue d'inertie de 8 kg. Avec ses 15 niveaux de résistance, c'est beaucoup plus qu'il ne m'en faut, étant donné que je suis toujours sous surveillance médicale et ne peux pas faire d'effort violent. Je n'ai d'ailleurs utilisé que son premier niveau et pendant une heure, c'est largement suffisant pour transpirer (un peu).

Ce serait donc le moment de développer un peu ces moments bons ou moins bons vécus au cours de ces quelques 60 compétitions entre 2016 et 2020. En réalité, les vrais moments forts ont commencé plutôt en 2017, après l'acquisition de mon nouveau vélo, un véritable VTT de compétitions. Il subira d'ailleurs encore quelques transformations futures pour être finalement parfaitement compétitif en 2018. A cela, il faut aussi ajouter, depuis 2017, l'utilisation d'une caméra, me permettant de revoir mes courses en détail, autant que je le souhaitais.  Je ne dois pas oublier non plus les cours de VTT pris auprès de mon moniteur, Marc Sandu. Bref, en 2019, je peux dire que j'avais tous les atouts pour me défendre et ne plus avoir d'excuses. 

Je pourrais donc commencer par les mauvais, voire très mauvais souvenirs de ces 4 années. Comme je l'ai dit, l'année 2016 a compté très peu: ni performances ni accidents ou situations délicates. Ce fut surtout une année de découvertes et de réflexions qui me permit de mieux me situer dans ce sport et ensuite essayer de trouver les corrections possibles. Mon premier accident est d'ailleurs le résultat direct de l'acquisition d'un nouveau vélo  - le Psychopath 3 de chez Rose Bike.  Excité par cette nouvelle machine, je n'ai pas pu m'empêcher de commencer mes entrainements en plein mois de janvier, le 14 plus exactement. Lors de mon accident, le 22 mars, j'avais déjà effectué 20 sorties. Je m'en suis sorti avec une simple luxation de l'épaule mais cela aurait pu être plus grave. A mentionner le fait que ce n'était pas lors d'une compétition mais d'un entrainement.

Mon second accident est survenu au cours de l'épreuve Ziua B à Cernica. Ce mauvais dépassement m'a couté quelques côtes froissées et quelques jours de repos. Enfin, ma troisième et dernière mésaventure fut la glissade du 10 mars 2019, au cours du GFR de 100km. Opération à la jambe gauche pour extraire le caillot puis convalescence pendant 6 semaines. Ce furent sans doute les 3 plus mauvais jours de ma carrière. Il reste encore les mauvais souvenirs de courses.  

Les premières courses de 2017 ne m'ont pas été très favorables. Cozia MTB de Calimanesti me laisse le souvenir de la pire course à th1301laquelle j'ai jamais participé : presque 6 heures de lutte héroïque dans la boue, les escaliers et autres pièges répartis tout au long. Une semaine plus tard, un autre combat de presque 4 heures contre la boue à Sitaru. Le 12 aout 2018, je termine 138ème de la course de Miercurea Ciuc. Une course de cauchemar qui me verra songer à abandonner définitivement le VTT. Je l'avais dit : "le jour où j'arriverai dernier de la course, j'abandonnerai tout".  Je n'étais pas dernier puisqu'il y en avait encore 4 derrière moi... Je l'ai échappé belle ! Et 2 semaines plus tard, je prenais le départ du marathon d'Olténie à Ramnicu Valcea. Quand on doit pousser son vélo plus longtemps que de rouler dessus, ce n'est plus une course mais .. un cross. C'est ce qui est arrivé là-bas où j'ai battu mon record de "push bike". Un autre mauvais souvenir est la Prima Evadare de Snagov en 2019. Là, j'ai dû porter mon vélo pendant plusieurs km... C'est arrivé une seule fois, heureusement. Enfin, pour terminer avec les mauvais vestiges de courses, je me dois de mentionner la seule course où j'ai dû abandonner : Moinesti-Zemes en 2019 également. 

Tout le reste ne me laisse que de bons souvenirs: En vrac : Urlati, Sibiu, Saschiz, Bicaz, Calarasi, Cernica, Prundu, Medias, Luncavita, Cheia, Chitorani, Fagaras. Tout cela compense, sans aucun doute, les mésaventures et découragements survenus au long de ces 6 années.

Si j'ai écrit que je ne ferais plus de compétitions, j'ignorais alors combien ces épreuves allaient me manquer et si j'ai continué de rouler "gentiment" avec mon eBike, je lorgnais toujours vers les annonces de courses et suivais les résultats des amis restés fidèles au MTB classique, principalement ceux de mon ami Mircea qui a déjà participé à quelques épreuves en 2021. Il me tentait beaucoup en m'annonçant chaque fois que telle course avait une catégorie  "e-Bike". Donc, lorsqu'il fut question du EMBT Challenge auquel j'avais participé en 2019, je n'ai pas hésité une seconde parce que je trouvais que ce parcours était, en effet, propice au vélo électrique. Après mon inscription, je fus un peu déçu d'apprendre que la version 2021 avait émigré vers Curtea de Arges. Autrement dit, un parcours neuf et bien entendu, tout à fait inconnu de moi.  Trop tard pour changer: j'avais déjà réservé mon hébergement à Curtea de Arges.

La course a eu lieu ce samedi 21 aout à Valea Iasului (5 km de Curtea) et il ne me reste plus quà en écrire le résumé.