Le vélo autrement

Accidents

Dérapage du 22 mars 2017

La chute du 22 mars est le second accident grave de ma carrière sportive. Les deux ont certains points communs. Il s'agissait chaque fois d'un entrainement. Le premier, de football et le second, de vélo. Les deux se sont passés sans l'intervention d'un tiers : donc j'étais le seul responsable. La grande différence entre les deux, c'est l'âge que j'avais : 31 ans pour le premier et 71 pour le second. Cette différence pèsera sans aucun doute sur le délai de guérison complète. Naturellement, les deux blessures ne sont pas comparables. Dans le premier cas, il s'agissait de fractures : tibia et péroné de la jambe gauche. Cette fois, il s'agit d'une luxation postérieure de l'épaule droite. Pour les fractures, je suis resté un mois à l'hôpital, la jambe en traction. Ensuite, un plâtre sur toute la jambe pendant 2 mois et encore un plâtre de marche pendant un mois. Plus une période de revalidation dont je ne me rappelle plus la durée. 

Mais la luxation, comment cela est-il arrivé? 

Ce jour-là, j'avais décidé de faire les 4 tours de 9,1 km sur le parcours entre Cornu et Câmpina. Mon intention était de réaliser moins de 1h52, le meilleur temps jusqu'alors sur cette distance. Il faisait beau et même chaud car à la fin du premier tour, j'ai dû enlever mon survêtement en passant devant la maison. Un premier tour parcouru en 25'30" ... un nouveau record sur ce parcours. Le second tour fut un peu moins rapide : 26'30", ce qui me faisait 52 minutes à mi-parcours, et qui me laissa supposer que le record de 112 minutes serait assez facilement battu, même si c'était sûr que j'allais encore faiblir dans les 2 derniers tours. J'entamai donc le troisième tour assez confiant et, sans doute un peu trop relaxé puisque je n'arriverai pas au bout. Dans la descente abrupte, avant le petit pont et la dure côte, mon chrono s'est arrêté brusquement au km 24 en 68 minutes à cause d'une manœuvre imprudente de ma part. Dans le virage en épingle à cheveu vers la droite, j'ai omis de freiner AVANT le virage et le coup de frein brusque donné DANS le virage a provoqué le dérapage de la roue arrière : le vélo s'est couché ...et moi avec. C'est mon épaule droite qui a encaissé le choc et provoqué la luxation. Sur le moment, j'ai cru que j'allais me relever et repartir, mais j'ai alors constaté que je ne pouvais pas me servir de mon bras droit qui me faisait terriblement mal. Je commençai à juger la gravité de la  situation. Par bonheur, une camionnette qui me suivait s'est arrêtée. Le conducteur m'a aidé à me relever et à m’asseoir dans le véhicule. Il a chargé le vélo et m'a ramené à la maison. Ma femme a appelé un taxi et nous sommes partis à l'hôpital où l'on s'est rapidement occupé de moi. Pour une luxation antérieure de l'épaule, on peut la traiter directement par une manipulation du bras mais pour une luxation postérieure, c'est impossible. Il faut dans ce cas une anesthésie pour pouvoir opérer cette manipulation. Le tout a duré environ 3 heures. Je suis reparti avec un bandage bloquant complètement le bras droit ...à garder pendant 3 semaines.

Ensuite, j'ai dû faire des exercices de revalidation, seul à la maison, pendant 2 semaines et enfin, après le retrait du bandage, d'autres exercices pour consolider le tout, pendant 2 mois. Aujourd'hui, cet accident est complètement oublié.

Mauvais dépassement du 5 mai 2018

Un autre accident stupide fut celui d'un dépassement raté durant la course "Ziua B" de Cernica.  Tout allait bien jusqu'à ce moment (11ème km) après environ 44 minutes de course. Je venais d'effectuer une série de dépassements du côté droit, sans problème, mais une ornière plus profonde que les autres entraina ma roue avant et je n'eut pas d'autre ressource que de me coucher sur le côté. C'est alors que je pris un méchant coup de guidon dans la poitrine, du côté gauche. Aussitôt, mes poursuivants s’arrêtèrent pour demander des nouvelles, mais à ce moment-là, je dois dire que je ne ressentais presque rien, à part ce coup dans la poitrine et je les rassurai en me relevant rapidement : "C'est OK, tout va bien"... Il faut dire par ailleurs, que sans les autres incidents de course (voir le résumé complet), mon temps final eut été excellent.

J'ai sans doute commis une erreur de ne pas aller voir un docteur immédiatement ou au moins, le lendemain de la course. Mais je m'entêtai à penser que tout allait se régler de soi-même. Ce ne fut pas le cas, malgré les tonnes de médicaments anti-douleur et autres pris tout au long de la semaine. Plus ma décision de participer à la course suivante, "Marvin 2018". Bizarre le fait que, sur le vélo, je ne ressentais aucune douleur mais par contre, la nuit, je méditais sur le fait de ne pas dormir.. ou très mal. C'est seulement le 21 mai, après la course de Cozia MTB (à laquelle j'avais tout de même renoncé) que je fis enfin un examen correct avec radiographie à Ploiesti. Verdict : 2 côtes fissurées. Moins grave que ce que je pensais. Néanmoins, obligation de rester "au calme" quelque temps. Les nouveaux médicaments pris à partir d'alors eurent un effet immédiat. Les douleurs disparurent presque complètement après seulement 2 jours de traitement. Voilà, aujourd'hui, j'ai repris l'entrainement vélo et tout semble en ordre pour la prochaine course de ce samedi : "La Broaste" à Sitaru, une course où je dois faire oublier la terrible déconvenue de l'année dernière. Sans la pluie, ça devrait être facile.

 

Glissade du 10 mars 2019

Le 3ème accident de ma carrière cycliste en Roumanie aurait pu, lui aussi, être facilement évité. J’ai commis une série d’erreurs qui me furent fatales. thmerida1

Ma première bêtise est que, pour cette épreuve sur asphalte, (Gran Fondo Romania 100 km) j’ai voulu imiter les grands coureurs et m’acheter une vraie coursière. Non pas que ce vélo ait été mauvais en soi, c’est plutôt moi qui n’ai pas eu beaucoup de teth1301mps pour m’y adapter et changer certains comportements. Le vélo de course est plus léger, plus fin qu’un MTB, les pneus surtout. Rouler en dehors de l’asphalte n’est donc pas conseillé, sinon prohibé. Seconde erreur : n’avoir pas voulu accompagner mes deux compagnons de route, Serghei et Mircea. Ou plutôt, je n’ai pas eu la patience de les attendre. 

Pourtant, tout avait bien fonctionné, jusqu’au second point de contrôle, au km 46. Mais à partir de là, j’ai complètement ignoré l’itinéraire imprimé que j’avais dans la poche et qui indiquait un changement de direction vers la gauche, quelques km plus loin. Au lieu de ça, j’ai continué de rouler droit devant moi, et cela, pendant presque 20 km, avant de me rendre compte que je retournais bêtement vers Bucarest et de consulter enfin l’itinéraire correct. Je fis alors demi-tour et repris le chemin inverse, avec comme conséquence de devoir repasser le pont sur l’autoroute où se produisit cet accident. Au premier passage, je suis bien passé sur ces blocs en béton pour l’écoulement des eaux, placés sur toute la largeur de la route. Mais au retour, j’ai voulu les éviter et me suis déporté vers le bas-côté droit gravillonné d’où je n’ai pas pu sortir sans déraper. C’est un peu le même genre de dérapage que celui du 22 mars 2017. th1902

Le reste n’a pas vraiment beaucoup d’importance : j’avais le pantalon déchiré aux genoux, la veste déchirée au coude gauche… et quelques côtes douloureuses (comme d’habitude). Je terminai la course péniblement et rentrai à la maison, ignorant encore ce qui allait suivre.

La semaine qui suivit, je me contentai de soigner les plaies ouvertes au genou et au coude. L’inquiétant, c’est que ma jambe était fort gonflée et comme rien ne s’améliorait après 10 jours, je décidai de voir un docteur. Verdict : un caillot de sang coagulé qui ne pouvait être éliminé que par une opération (incision et extraction du sang). Je suis entré à l’hôpital le jour même et opéré le lendemain. Le surlendemain, le chirurgien a recousu ma jambe. Je suis sorti de l’hôpital avec un gros pansement qu’il a fallu renouveler une dizaine de fois jusque la guérison complète de la plaie. Le 28 avril, je remontais enfin sur mon vélo… mais juste pour faire un petit tour et voir si les sensations étaient encore bonnes. Et elles le furent. Le petit tour du village fut suffisant pour me convaincre du fait que ma jambe pouvait supporter cet effort sans problème. Je devrais avoir la confirmation du docteur demain soir mais je suis optimiste pour ma première course d'après-accident à Urlati. th2801

 


J’ai évidemment raté la course « Ziua B » du 7 avril et pour le marathon du vin à Urlati du 11 mai, j’avais décidé de participer seulement au tracé court de 18 km, comme en 2017, mais vu les très mauvaises conditions météo, j'ai décidé aussi d'y renoncer. Prochaine course "Prima Evadare" 

 

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