Le vélo autrement

Bilan 2018

Je commence avec quelques chiffres.

Tout d’abord, les heures et km passés sur mon vélo cette année.

Au cours de mes 66 sorties (y compris les compétitions), j’ai parcouru un total de 2071 km en 128h et 45 minutes, soit une moyenne générale de 16,09 km/h

C’est nettement moins qu’en 2017 (3083 km en 82 sorties pour 165 heures) mais il y a une explication (voir « les sensations »).

Il faut ajouter que, cette année, toutes les sorties avec GPS m’ont permis de noter aussi le dénivelé escaladé: + 24711 m. L’année dernière, je n’ai pu le faire qu’à partir de fin juillet. J’ai donc « escaladé » plus cette année mais c’est normal puisque j’avais décidé de modifier mes entrainements seulement fin juillet 2017.

Les entrainements « indoor » sur home-trainer comptent actuellement un total de 52 séances et 50h. D’ici la fin de l’année, je devrais encore ajouter une quinzaine de séances et d’heures, pour un total un peu supérieur à 2017.

Quant à la vitesse moyenne en compétition, elle s’est encore améliorée : 4min 18’’/ km contre 4min 56’’/km en 2017 (et 5min 30’’/km en 2016)

A cela, il faut encore préciser que le nombre de participations a évolué, lui aussi : 18 cette année (contre 13 en 2017 et 11 en 2016)

Le calendrier du Riders Club 2018  a été amputé de quelques courses (de 12 en 2016 à 8 en 2018). J’avais la possibilité de participer à 8 courses mais j’ai renoncé à 2 d’entre elles, ce qui fait que le classement « activité » ou « performance » du Club n’a plus beaucoup d’intérêt pour moi. Je le donne malgré tout ci-dessous.thactiv 2018

Au classement « activité », j’ai progressé de 9 points: 36 contre 27, grâce à mes 6 participations dont une médaille d’or et une d’argent.

Au classement « performance », je gagne aussi 2 places (7ème) mais c’est seulement parce que plusieurs coureurs ont disparu, sont passés dans une autre catégorie, car je n’ai rien gagné du tout par les courses.

Ce classement devient de moins en moins intéressant. Je soupçonne par ailleurs qu’il soit supprimé vu les difficultés du Riders Club trop préoccupé par l’Académie MTB (les enfants) et le Carpathian MTB Epic (les élites) qui ne sont pas du tout intéressants pour les coureurs moyens comme moi. Aucune nouveauté non plus au niveau des catégories d’âge : nous restons dans la catégorie des « +50 »

thperf 2018Après une année 2017 catastrophique du point de vue climatique et donc, participatif, cette année fut un peu meilleure puisque 4083 coureurs ont participé à l’ensemble des compétitions du R.C. soit une augmentation de 27 % par rapport à 2017, mais encore loin des participations de 2015 (6286) et 2016 (5541) .

 

Suffit pour les chiffres … mais les sensations ?

Bien sûr, comme chaque année, il y en a de bonnes et de moins bonnes, voire mauvaises. Mais cette année fut particulièrement négative. Depuis la mort de ma sœur ainée (en avril) jusqu’aux accidents de courses, en passant par un gros découragement en milieu de saison.

La mort de ma sœur m’obligea à rentrer en Belgique 3 fois (janvier, février et avril). Depuis l’annonce de sa maladie incurable en septembre 2017, les nouvelles ont été de mal en pis et la famille est restée en alerte continue jusqu’à la fin. Pas facile de se concentrer dans ces conditions. C’est d’ailleurs ce qui m’a obligé à reporter le voyage préparatif en Grèce d’une semaine. Celui-ci s’est très bien passé fin avril et pour la première fois, j’ai fait l’ascension d’un col. Au retour, j’ai eu droit à un entrainement spécial avec Marc Sandu, mais c’est à peu près tout comme préparation avant la première course de Cernica. thchute1

Là, le mauvais sort commence à s’acharner sur moi. Une première chute où je vais me froisser plusieurs côtes, une autre sans gravité, puis ma première crevaison (depuis que je pratique le VTT).

Les douleurs qui suivront cet accident m’obligeront à renoncer à plusieurs courses prévues au mois de mai. J’ai eu beau me reposer jusqu’au 23 juin, la course de Topoloveni fut un échec et je commençai seulement à relever la tête à Fagaras (début juillet), avec 2 courses assez faciles, il faut le dire. thchute2

Nous sommes déjà mi-juillet et la poisse n’a pas dit son dernier mot : une nouvelle chute sévère à Câmpulung (15 juillet) qui me tasse la colonne vertébrale.

Nouvelle période de repos jusqu’au 12 aout où je vais affronter une des pires courses jamais vécue : Miercurea Ciuc. Cette course n’était pas faite pour moi, un point c’est tout ! C’est là que je décide (mentalement) d’abandonner le VTT !

thchute3Mais comme je ne peux m’en passer… La semaine suivante j’étais au poste à Saschis (Sighisoara) pour une belle course, difficile, mais où je retrouvai enfin de bonnes sensations… pas pour longtemps car la semaine suivante, à Râmnicu Vâlcea, c’est la cata … je n’avance plus.. plus rien dans les jambes… c’est horrible !

Heureusement, à Medias le 1 septembre, j’ai eu la présence d’esprit de changer de dossard (et de course). Les 29 km (au lieu des 40) étaient largement suffisants pour moi.

Après cela, plus aucune course ne m’a posé de problème, excepté les 2 crevaisons dans la dernière.

Alors, vais-je abandonner le VTT ?

Certainement pas. Je vais seulement « réajuster un peu le tir ». Je dois mieux choisir mes courses. Avec l’expérience que j’ai, ce n’est pas compliqué. Il suffit d’ailleurs de consulter les chiffres : 3 courses (sur 18) ont une moyenne inférieure à 10 km/h : Râmnicu (6,59 km/h) ; Miercurea (8,04 km/h) et Câmpina (8,82 km/h) pour 5 (sur 13) en 2017 et 5 (sur 11) en 2016.

A ces 3, je dois ajouter Cozia MTB qui avec 5,21 km/h en 2017 est sûrement la pire de toutes et doit donc aussi être radiée.

Ces 4 courses sont à bannir, s’il n’y a aucune alternative plus facile.

En ce qui concerne mon vélo, la transmission 1x12 avec une cassette 10-50 , installée début mai, juste après la première course, me donne entière satisfaction. J’ai gagné en assurance dans les situations difficiles et progressé en côte même si c’est là qu’il faut encore m’améliorer.

Le cadre et le frein du vélo, abimés à Sibiu, seront réparés et des pneus « tubeless » (pour éviter les crevaisons) montés en lieu et place des chambres à air.

Pour résumer l’année 2018, je dirais que malgré l’adversité, j’ai tout de même réalisé une bonne saison, intéressante du point de vue des nouveautés et qui me donne des idées sur le modèle à suivre en 2019.