Le vélo autrement

Et voilà 2018

Ce jeudi 25 janvier, le calendrier provisoire des compétitions pour la saison 2018 a été publié sur le site du Riders Club. Aucune surprise pour l'instant : toutes les courses sont connues et reprises du calendrier 2016 ou 2017. J'ai donc participé au moins une fois à chacune d'elles. Sont absentes l'une des deux courses "lointaines" : Bucovina marathon.

C'est peut-être un peu compréhensible pour celle-ci puisqu'elle tombe juste sur le WE du "Carpathian MTB Epic", entre le 16 et le 19 aout. Cette compétition est réservée aux élites, mais les amateurs peuvent également participer à une épreuve d'un jour. Dommage pour le marathon de Gura Humorului où j'avais dit que je reviendrais une troisième fois.

Ce calendrier va subir pas mal de modifications en cours de saison. J'ai déjà modifié le planning des premières courses, suite à une blessure qui tardait à  guérir (2 côtes fêlées à Cernica) : d'où la suppression de 2 courses : Cozia MTB et MTB Macin.  

Cette année, j'ai aussi ajouté 7 nouvelles courses dans des régions tout à fait inédites ainsi que revenir à Câmpina, au lieu de Bicaz qui manque de publicité et attire très peu de coureurs:

- Miercurea Ciuc, la capitale de Harghita, chez nos amis hongrois de Transylvanie, MTB maraton de 34 km.

- Fagaras, autre ville de Transylvanie, Judet de Brasov, pour une course de deux jours (16 + 27 km) appelée  Tour  de la Résistance Anticommuniste (TRAC)

- Medias, Judet de Sibiu, toujours en Transylvanie, Bike maraton de 29 km 

      - Saschis, Judet de Mures, Transylvanie, TBT Race - 43 km 

       - Cheia, Judet de Brasov,  MBT Challenge - 27 km  

      - Sibiu Gusterita, Judet de Sibiu, Transylvanie,  - 20,5 km  

      - Sinaia - Piatra Arsa: l'ascension "open" du col - 51 km  

L'année dernière, j'ai participé à 13 compétitions et j'espère faire au moins aussi bien cette année.

Voici donc le calendrier final  de mes courses en 2018 :

   Les courses du Riders Club sont marquées  "R":

- Samedi 5 mai : R - Ziua B - Cernica - 38 km

-  Samedi 12 mai : Maratonul Vinului - Urlati - 36 km

- Samedi 2 juin : R - La Broaste Sitaru - 21 km

- Samedi 23 juin : R - Topoloveni Summer Tour - 40 km 

- Samedi 7 juillet : TRAC 1 - Fagaras - 16,2 km

- Dimanche 8 juillet : TRAC 2 - Fagaras - 26,6 km  

- Dimanche 15 juillet : R - Lupii Dacilor - Câmpulung - 31 km  

- Dimanche 12 aout : MTB Maraton Miercurea Ciuc - 34 km

- Samedi 18 aout : TBT Race Saschis - 43 km

- Samedi 25 aout : Maratonul Olteniei - Ramnicu Valcea - 31 km

- Samedi 1 septembre : Medias Bike Maraton - Medias - 29 km

- Dimanche 9 septembre : Campina Open MTB - 15 km

- Dimanche 16 septembre : Cheia MB Challenge - 27 km

- Dimanche 30 septembre : Dunarii Calarasene - 40 km 

- Samedi 6 octobre : R - Haiduci si Domnite - Moara Vlasiei - 30 km 

- Dimanche 14 octobre : Sinaia - Piatra Arsa - 51,1 km

- Dimanche 21 octobre : Sibiu Gusterita - 20,5 km

- Dimanche 4 novembre : R - Maratonul Dunarii - Prundu - 42 km    

Préparation de la nouvelle saison

Pendant l'hiver non plus, je ne reste pas à me tourner les pouces ! Dès le 17 novembre, une semaine après la dernière course du challenge, j'ai commencé à m'entrainer "in-door", à la maison. Mais je ne voulais plus le faire sur mon vieux vélo de spinning qui avait d'ailleurs de sérieux problèmes, notamment au niveau des pédales et du compteur. Il était temps de changer, ce que je fis après quelques recherches sur le net.

La meilleure solution me semblait être le "bike-trainer", c'est-à dire un vélo normal, monté sur un appareil constitué d'un support de la roue arrière et d'un rouleau sur lequel repose le pneu arrière (voir photo). J'ai acheté le modèle "In-Ride 100" de chez Décathlon sur lequel j'ai monté mon vélo d'entrainement, le Rockrider 560 (photo). Ce système ne permettait pas d'y fixer mon Psycho-Path, comme je l'aurais souhaité, à cause de la différence de conception du moyeu arrière. J'ai dû acquérir également une enveloppe spéciale (bleue) et une chambre à air adaptée. Le pneu "normal" freinait énormément et surtout, faisait un bruit infernal !

thinride02

Après quelques séances de rodage, j'ai pu profiter pleinement de ce nouveau matériel, surtout grâce à des vidéos et des plans d'entrainement trouvés sur internet. Finies les longues séances de pédalage devant l'écran TV à regarder des films pour tuer le temps. Rien que durant les 3 derniers mois de l'année 2016, j'avais pédalé ainsi durant 56 heures en 32 séances, alors que, sur les 3 mois de cet hiver 2017/2018 en 36 séances, j'ai exercé durant seulement 28 heures !

Les temps d'entrainement sont donc plus courts mais en revanche sont autrement distractifs et surtout qualitatifs. Ici, on transpire et on ressent la fatigue, parfois même il faut s'accrocher. J'ai eu beaucoup de mal à assimiler des exercices qui me paraissaient pourtant très simples, comme ceux de thinride01"danseuse" ou d'"unijambiste" où j'ai dû raccourcir les durées. Il m'est encore impossible aujourd'hui de tenir une minute de "danseuse" ou d'"unijambiste". J'ai donc ramené ces 2 exercices à des séries de 30". Par contre, j'ai bien résisté aux séances de "salves de sprint" de 10" maximum, aux intervalles de 5' à 85% de la FCM, aux séances de fractionné PMA en FC max. ou de vélocité jusqu'à 120 RPM.

Nous sommes le 17 février et il me reste encore quelques exercices de résistance au seuil, non testés, d'ici la fin de l'hiver puisque je compte reprendre la route le 13 mars, en Grèce, après quoi il me semblera plus facile d'aborder les derniers jours froids, ici, en Roumanie. J'aurai encore plus d'un mois sur route avant la première compétition du 5 mai.

D'autre part, durant le mois d'avril, je devrais continuer les modifications techniques de mon Psycho-Path , modifications commencées en octobre dernier mais non menées à terme, pour cause de rupture de stock dans les pièces. Il s'agissait de remplacer la transmission 1x11 en 2x11 mais qui s'est terminée par une 2x10. Une modification dont j'ai pu profiter lors des 3 dernières compétitions. En principe, j'aurais dû recevoir une "2x11" vers la fin du mois de mars, mais entretemps, une nouveauté est apparue sur le marché, bien plus intéressante. Il s'agit du lancement de la transmission 1x12 de SRAM, une transmission couvrant une plage de rapports de 500%, autrement dit, l'équivalent d'une transmission 2x11, avec l'avantage, non seulement d'un poids inférieur, mais aussi d'un seul shifter (changement de vitesse) et de quelques autres améliorations concoctées par SRAM. J'espère donc que cette transmisison arrivera jusqu'en Roumanie parce que j'en suis déjà... amoureux !

Pour ceux qui aiment les détails techniques :  la transmission 1x12 de SRAM, avec un plateau de 32 et sa cassette de 10/50, a un rapport maximum de 3,2 et minimum de 0,64 alors qu'une transmission 2x11 de Shimano en 36/26 à l'avant et 11/40 à l'arrière, a un rapport haut de 3,27 et un rapport bas de 0,65. Donc, les deux transmissions sont pratiquement identiques.

Reprise des entrainements "outdoor" ce vendredi 9 mars, étant donné le retour un peu précoce du printemps. Démonté le "In Ride 100" et remis le Rockrider en état de rouler sur route.

Le voyage en Grèce

Ma préparation prévoyait un séjour en Grèce entre le 11 et le 18 mais un problème familial m'obligea à reporter ce voyage. S'ensuivit par ailleurs une période de méforme totale et de doutes sérieux : mes jambes ne répondaient plus et je décidai d'arrêter tout entrainement jusqu'au 17 avril, date à laquelle je serais en Grèce, au pied du mont tholympeOlympe, le monstre sacré qui devrait donc trancher si j'étais encore apte ou pas. Logés à Katerini, (photo) nous avions un petit déplacement de 20 km pour rejoindre Litochoro, village situé juste en-dessous de la montagne (photo) thlitochoro. Mon seul objectif, à ce moment là, était de grimper le plus haut possible, de voir si mes jambes supporteraient un tel effort. Je laissai Lucia au village et pris rapidement la route du sommet. Départ rapide, en effet, puisque les 300 premiers mètres sont en descente assez raide ! Mais les premiers lacets me ralentissent brusquement et je commence tout de suite à transpirer. La température est agréable (environ 18°) mais le soleil est déjà bien présent malgré l'heure matinale. Je m'arrête donc pour enlever la veste et repars aussitôt. Je veux connaitre la vérité. Second arrêt au 60' pour me ravitailler... Tout va bien. Je monte lentement mais sûrement. Mes jambes suivent bien. Troisième halte à 1h30 : je sais que j'ai gagné. Pas de flanchement, de baisse de régime. Je peux aller jusqu'au bout, c'est-à-dire environ 2h de montée et prendre 30 minutes pour la descente. Au final, j'ai mis 2h14 pour les presque 25 km et un dénivelé positif de 784 m.

Encouragé par ce résultat, je décidai de prendre le départ suivant, le mercredi, à partir de Plaka, au niveau de la mer. (vidéo du départ :  https://youtu.be/S2FrxQa__jk ) Plaka se situe à 5 km de Litochoro. Je voulais monter jusqu'au refuge Boudolas, soit 15 km d'ascension. Bien entendu, ce fut plus dur que la veille. Mes jambes ne sont pas habituées à des efforts répétés mais malgré cela, je suis arrivé au refuge après 2h28 et retour à Plaka après 3h01. Cette fois, le dénivelé était de 908 m.

Le troisième jour, il me fallait une petite pause. Je décidai donc de rouler le long de la mer, entre Paralia et Makrigialos... une belle ballade de 42 km en 2h13 et avec toutefois un dénivelé de 222 m. 

A présent, pour le dernier jour, il me fallait réaliser mon objectif principal : atteindre le sommet. Ne pensez surtout pas que je veuille atteindre le sommet du mont Olympe ! Il faut savoir que ce monstre culmine à 2917 m! Pas question d'y monter à vélo, couvert qu'il est de neiges éternelles. Il s'agit seulement d'atteindre le parking/restaurant de Prionia, situé 1100 m au-dessus de la mer Adriatique. Comme je craignais ne pas réussir un aller-retour en moins de 3h, je décidai de partir du vieux monastère Saint Dionysius, sis à 3-4 km de Litochoro. Je pense que j'ai bien fait car les derniers km sont très mauvais, même si on commence par redescendre de 1118 m à 989 m pour remonter ensuite à 1077 m, altitude du parking de Prionia par une route de plus en plus dégradée au fur et à mesure de la montée, et même dangereuse par endroits. Cela signifie également que le retour était de la même veine : descendre à 989 m avant de remonter à 1118 m Les 10 derniers km sont en descente continue. Bilan : 30,2 km en 2h39 et 911 m de dénivelé. C'était bien la plus dure épreuve de ces 4 jours.(vidéo de l'arrivée à Prionia : https://youtu.be/F1zYkQLjdzw )

La prochaine fois (l'année prochaine?) il me faudra partir de Litochoro et, pourquoi pas, de Plaka, ce qui ferait sans doute grimper le dénivelé au-dessus de 1000 m.

Je suis naturellement très satisfait de ce séjour et me sens tout à fait prêt pour le début des compétitions, le 5 mai. La suite, est un nouvel entrainement avec Marc Sandu, ce mercredi 25. Peut-être des nouveautés? 

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